Écoutez cette voix magnifique et vous comprendrez que Montréal est une ville riche de multiples cultures. La chanteuse Khalida Azzouza nous transporte dans son île de Montréal en Algérie, un continent magique au cœur de son imaginaire merveilleux. Laissez-vous porter par son souffle doux et délicieux. Accompagnée de magnifiques musiciens, son nouveau spectacle jazz, métissé d'une approche orientale et arabo-andalouse, propose une expérience musicale qui comblera les mélomanes les plus exigeants. Son spectacle Sahara Jazz traverse plusieurs frontières musicales et culturelles. De Gershwin à Marcel Khalife, de Boris Vian à Léonard Cohen, Gainsbourg, Léo Ferré, Piaf, Mohammed Abedel Wahab, Fayrouz, Om Khalthoum, c'est un univers transculturel que Khalida fusionne de ses compositions originales. Le tango rejoint la samba sur des mélodies algériennes, une invitation à un voyage tout en musique porté par le Vent du Sud. Khalida Azzouza – voix
Steve Amirault – piano
Adrian Vedady – contrebasse
Abdelwanis Ajroudi – percussions
29 février - Le Parc des Princes
6 mars - Café Sarajevo
27 mars - Le Rendez-vous du Thé
28 mars - Le Parc des Prince

Concerts
Sahara Jazz
Concerts à venir à Montréal:
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mercredi 27 février 2008
L’île de Montréal en Algérie
lundi 25 février 2008
Eliane Elias et Bill Evans, Something for you!
Bill Evans a influencé des générations d'artistes par son inventivité. Est-ce que l'hommage d'Eliane Elias, Something For You, paru début 2008, est à la hauteur du génie du musicien? Il faut savoir que le bassiste Marc Johnson, dont je vous ai parlé dans ce billet , qui est le mari de la pianiste, fut du dernier trio de Bill Evans de 1978 à 1980. Les deux musiciens, Elias et Johnson, partagent donc une connaissance intime de la musique de Bill Evans. Sans compter que 10 jours avant sa mort, Evans remit à Johnson une cassette contenant des idées de chansons sur lesquelles il voulait travailler. Trente ans plus tard, Johnson partage ce trésor avec sa femme qui retranscrit et termine les chansons Evanesque et Something for You, qui se retrouvent sur cet album. Pour son retour à Blue Note, Eliane Elias nous gratifie d'une série de reprises de pièces de Bill Evans, comme Blue and Green, qu'elle joue dans un style samba très lent. Le morceau My Foolish Heart a ici été enregistré avec la contrebasse de Scott LaFaro, cette même contrebasse qui fut utilisée pour les enregistrements du Village Vanguard (on se rappellera que LaFaro est décédé tragiquement dans un accident d'auto en 1961 à l'âge de 25 ans). En d'autres mots, Elias a en sa possession du matériel unique. Et il me semble qu'elle n'arrive pas à transcender la musique d'Evans. Bien entendu, le swing est bien présent. On s'attendrait à moins d'une diva des rythmes brésiliens. Mais l'âme de Bill Evans, son lyrisme exacerbé, je cherche encore. Ce qui n'empêche pas cet album d'être une coche au-dessus de bien d'autres, je dois l'admettre. Amazon.com – Eliane Elias, Something For You
Critique CD

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mardi 19 février 2008
Eric Dolphy par Guillaume Belhomme
Demain, mercredi 20 février, Guillaume Belhomme présente la première biographie d'Eric Dolphy publiée en français. Ancien collaborateur de Jazz Hot, il écrit aujourd'hui notamment pour les Inrockuptibles et dMute. Vous trouverez également un lien vers son site Le son du Grisli dans ma blogoliste. Alors, de quoi aura manqué Dolphy pour venir grossir la liste courte des jazzmen élevés au rang de sommité? Les biographies ramassées que lui consacrent aujourd'hui anthologies et dictionnaires permettent de déceler quelques éléments de réponse. Ici et là, on lit pourtant les mêmes informations, en substance : « Eric Dolphy (1928-1964), musicien de jazz américain, multi-instrumentiste (saxophone alto, clarinette, clarinette basse, flûte), partenaire de Charles Mingus, John Coltrane, Ornette Coleman, auprès desquels il déploya un jeu baroque tiré du be bop et annonciateur du free jazz. Il meurt à Berlin, à l'âge de trente-six ans, des suites d'un diabète non diagnostiqué. » Ainsi, la carrière est fulgurante, le discours original, et la mort est belle. Trois facteurs qui plaident en faveur d'un statut de légende, mais trois facteurs insuffisants au vu des effets dévastateurs d'une autre de ses caractéristiques : l'indépendance.
Frisson News

Amazon.fr – Eric Dolphy
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lundi 11 février 2008
McCaslin suit le soleil
Le dernier CD du saxophoniste Donny McCaslin, paru sur Sunnyside, fait honneur aux rythmes latins. La présence d'un percussionniste des îles Curaçao et d'un batteur mexicain donne une saveur toute spéciale aux compositions de McCaslin, sans pour autant en faire un album de jazz latin. Écoutez la pièce d'ouverture, A Brief Tale, absolument magnifique. Le son de McCaslin est très ouvert, d'une belle amplitude. Ce musicien joue d'ailleurs dans le quintette de Dave Douglas et il se distingue également au sein de l'orchestre de Maria Schneider. Il est accompagné du remarquable guitariste Ben Monder (sublime sur Sea of Expectancy), et de David Binney à l'alto qui crée un jeu subtil et raffiné. Jazz Frisson vous avait déjà parlé brièvement de Donny McCaslin ici et là. Il est grand temps pour vous de découvrir ce saxophoniste ténor exceptionnel! Amazon.con – Donny McCaslin, In PursuitJazz Video - Donny McCaslin et le Chuck Braman Quartet
Critique CD

In Pursuit
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mardi 5 février 2008
Herbie Hancock - Citation
Les gens me demandent parfois si Miles me manque. En fait pas du tout : son esprit, sa leçon résonnent en moi chaque jour. Son corps n'est plus là, mais Miles est vivant dans une part de moi-même.Citation Frisson
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mardi 29 janvier 2008
Pat Metheny – Day Trip, un nouvel album mélodieux
J'avoue ne pas être un grand admirateur des derniers opus de Pat Metheny. Trop maniérés. Trop souvent l'impression que Pat fait du Metheny. Trop de guitares synthétiseur à mon goût. À contrario, Day Trip est certainement un des meilleurs albums de Metheny depuis des lustres, sans les excès de fusion qui deviennent lassants à la longue. Sur cet album, enregistré à New York en 2005, avec le contrebassiste Christian McBride et le batteur Antonio Sanchez, Metheny démontre qu'il est encore un remarquable mélodiste. Bien que les dix morceaux soient des compositions originales de Metheny, on aura peine à y reconnaitre son style, sauf sur une ou deux pièces, tout au plus. En général, le jeu de Metheny me semble plus léger, moins appuyé. Is This America? (Katrina 2005), où Metheny joue de la guitare acoustique avec bonheur, fait bien entendu référence à la déconvenue du système fédéral américain suite à la catastrophe de Katrina. Calvin's Keys, une pièce aux accents blues, finement décorée par Metheny, est un de mes morceaux préférés de l'album. À mon avis, Metheny signe ici, avec Day Trip, son meilleur album des dix dernières années.Critique CD

Amazon.com - Pat Metheny, Day Trip
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mardi 22 janvier 2008
Brandi Disterheft - Debut
Le grand air et les Rocheuses m'ont donné un nouveau souffle. À la suite du billet Jazz'Elles, qui regroupait un collectif de blogueurs traitant des musiciennes de jazz, j'ai décidé de poursuivre l'expérience de mon côté et de vous offrir une série de chroniques mettant en valeur le talent de ces artistes au féminin.
Je débute donc cette série avec Brandi Disterheft, une contrebassiste canadienne, originaire de Vancouver en Colombie-Britannique (sur le versant ouest des Rocheuses), et qui m'a fait forte impression au Festival de Jazz de Montréal l'été dernier. Son premier album, intitulé de façon appropriée Debut, se veut un hommage à Bjork, dont le premier album portait aussi ce titre. Le regretté Oscar Peterson a dit d'elle : « Elle a la même pulsion rythmique qu'avait Ray Brown. Comme on dit, c'est une musicienne sérieuse ». Musiciens
Amazon.com – Brandi Disterheft, Debut

Sur Debut, Disterheft nous présente uniquement ses propres compositions qui démontrent une belle maturité musicale. Du blues au be-bop, en passant par une ballade, Disterheft est à l'aise également dans tous les styles. Possédant un talent d'écriture, deux pièces sont interprétées par la chanteuse Sophia Perlman dont le ton chaud est accompagné du piano de David Virelles. Disterheft possède un sens du timing assez spectaculaire. Le tempo et l'atmosphère se transforment tout au long des morceaux, et on passe aisément de Radiohead à Mingus. Ma pièce préférée, Duke's Dead, débute avec Disterheft à l'archet pour se transformer en une marche funéraire de style Nouvelle-Orléans. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, cette composition n'est pas en l'honneur de Duke Ellington. En fait, alors qu'elle était enfant, Disterheft avait l'habitude de marcher jusqu'à l'école avec un ami appelé Duke. Un jour que son horaire l'empêcha de se rendre à l'école avec Duke, celui-ci fut renversé par un autobus et est mort. Un excellent premier album qui laisse présager le meilleur pour l'avenir. Une merveilleuse musicienne qui a des ailes…

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