Le Festival international de jazz de Montréal 2007 entreprend son dernier week-end. Après avoir assisté à 7 concerts en salle et 10 concerts gratuits, captés plus de 800 clichés sur mon fidèle Canon, et vous faire rapport du tout quotidiennement sur ce blogue, jamais je n'ai vécu l'expérience du jazz aussi intensément que cette semaine. J'espère avoir réussi à vous faire partager cette passion. Un seul conseil si vous visitez le festival pour la première fois : Soyez raisonnable! Si vous n'y prenez garde, ce festival peut vous éreinter musicalement. ;-) Originaire de Houston, Texas, établi à New York, le pianiste Robert Glasper se produisait hier soir dans la salle intime du Gésu, ma salle préférée du festival. Accompagné de Vincente Archer à la contrebasse et Chris Dave à la batterie, nous avons eu droit à deux heures de bonheur. La synergie entre les musiciens est remarquable, Archer fournissant une assise solide, Dave étant d'une inventivité réjouissante qu'il fait plaisir à voir et entendre. Quelques morceaux sont marqués au sceau du gospel, tel que la pièce Y'outta Praise Him. La plupart des pièces ont une nette touche funk, telle que Jelly DaBeener. Étant un grand amateur de Radiohead, je fus conquis par Maiden Voyage- Everything in Its Right Place, un croisement du Maiden Voyage de Herbie Hancock et d'Everything in Its Right Place de Radiohead, que l'on retrouve sur son dernier CD In My Element. Les compositions originales de Glasper dominent et il possède un sens de la mélodie qui nous transporte. Sa musique est belle à en crever… Grand Frisson! Je vous ai déjà parlé de ce groupe québécois dans ce billet. Composé d'Alexandre Côté (sax alto), Roberto Murray (sax ténor), Aron Doyle (trompette), Vincent Réhel (orgue Hammond), Frédéric Grenier (contrebasse) et Ugo Di Vito (batterie), le No Name Jazz Sextet s'est vite fait un nom au Festival de jazz de Montréal. Sur la grande scène General Motors, ils nous ont servi un jazz hard bop tonique qui a semblé ravir la foule présente. Je retiens la pièce Plonger, un de mes morceaux favoris de leur dernier album. Christine Jensen, saxophoniste canadienne originaire de Colombie-Britannique, nous présentait des pièces de son dernier album Look Left, enregistré suite à une séance d'écriture de 6 mois à Paris. Elle était accompagnée de son quartette, Dave Restivo au piano, Greg Ritchie à la batterie, Fraser Hollins à la contrebasse et Kenny B. à la guitare. Christine Jensen possède une sonorité douce et ronde à l'alto et ses compositions sont très engageantes. La guitariste américaine Mimi Fox se produisait dans l'atmosphère plutôt intime de la tente Simm. Sur sa six cordes, elle nous a gratifiés de superbes mélodies qui allaient du bop au blues, en passant par la bossa et la samba. La technique transcendée. Quand votre mentor a pour nom un certain Joe Pass… Une oasis de paix dans le brouhaha que devient parfois une journée au festival. Le guitariste béninois Lionel Loueke était présent pour un concert gratuit avec les membres de son trio Ferenc Nemeth à la batterie et Massimo Biolcati à la contrebasse. Quel concert magnifique! Loueke chante dans les dialectes de son pays d'une voix très douce, utilisant aussi sa voix pour faire des effets. Sa musique est un heureux croisement des musiques traditionnelles africaines et du jazz moderne. Et quand on sait qu'il fréquente le batteur Jeff « Tain » Watts, le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart et le pianiste Robert Glasper, on se dit, en voici un autre à suivre de près. Écoutez Lionel sur MySpace. Il semble que Branford Marsalis était en feu lors de sa prestation au Théâtre Maisonneuve hier soir. Lire l'article d'Alain Brunet sur Cyberpresse.ca.
Concerts

Frisson du jour : Robert Glasper Trio

No Name Jazz Sextet

Christine Jensen Quartette

Mimi Fox

Lionel Loueke
Revue de presse
Marsalis, Diabaté et Fonseca
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samedi 7 juillet 2007
Festival international de jazz de Montréal 2007 – Jour 8
vendredi 6 juillet 2007
Festival international de jazz de Montréal 2007 – Jour 7
Quand je vous dis que le Festival de jazz de Montréal, c'est une véritable orgie de concerts. La Série Invitation offre à un invité de marque une série de cinq concerts (oui, 5 concerts) avec des artistes invités différents à chaque soir. Cette année, le guitariste Mike Stern s'est vu offrir une Série Invitation. Le bassiste Richard Bona est lui aussi honoré d'une Série Invitation. Imaginez! Vous pourriez voir Richard Bona cinq fois dans la même semaine et ce serait une nouvelle expérience à chaque soir. Lundi il jouait avec Mike Stern et Roy Hargrove, mercredi il était accompagné du Jaco Pastorius Big Band, ce soir il dialoguera avec Lionel Loueke, Toumani Diabaté et Russell Malone et samedi il donnera un concert avec Gérald Toto et Lokua Kanza! Hier soir, j'ai assisté à son concert alors qu'il était accompagné de son propre groupe. D'entrée de jeu, soulignons le fait que Richard Bona est un vrai gentleman et une immense bête de scène, nous prodiguant un spectacle réjouissant. Plusieurs style musicaux furent à l'honneur, allant de morceaux très jazz tel cette magnifique version d'Autumn Leaves en duo avec la bassiste américaine Esperanza Spalding (une joie, cette bassiste, à revoir) jusqu'à des pièces africaines chantées a cappella. Ma grande déception fut la bassiste Meshell Ndegeocello, qui donna son entière prestation dos au public. De la part d'une artiste pour qui j'ai la plus haute admiration, ce fut surprenant. Enfin, retenez que Richard Bona est une perle! La Bostonnaise Robin McKelle a, parait-il, fait un tabac en France. Je vous ai déjà parlé d'elle dans ce billet. Son répertoire comprend des airs du swing vintage des années 40 tel que Bei Mir Bist Du Schon popularisé par les Andrew Sisters qu'elle nous a balancé avec toute la minauderie appropriée. Il faut dire que son album est très séduisant en raison de ses arrangements pour big band qui lui donne un style rétro très charmeur. Hier soir, elle n'était accompagnée que d'un pianiste, un contrebassiste et un batteur. Elle a donc complété son répertoire de chansons populaires pour un résultat moins heureux. Il n'empêche que la dame sait scatter et que j'aimerais bien la voir avec un big band pour mesurer tout son talent. Formation de New York de style Klezmer, symbiose de tradition juive et de bop de la fin des années 50, The Klez Dispensers a vraiment fait lever la foule qui était nombreuse pour les écouter hier soir. Avec Boom Pam, c'est ma seconde expérience de ce genre de musique festive à intégrer les racines juives. Et ça déchire! Il faut les réinviter ces groupes, sans faute. La bassiste Meshell Ndegeocello donnait un concert à la salle du Spectrum juste avant le spectacle de Richard Bona. Lire l'article d'Alain Brunet sur Cyberpresse.ca. Un excellent article d'Alain Brunet, encore, de Cyberpresse.ca, essentiellement sur les chanteurs de jazz masculins présents au Festival de jazz. Je souscris entièrement à son propos au sujet de Kurt et regrette seulement de ne pas avoir eu l'occasion de pouvoir apprécier tous les autres chanteurs présents au Festival cette année. J'avais eu l'occasion d'apprécier le talent de la dame au Festival en 2001. Une voix à la Billie Holiday, mais un univers qui lui est propre. Voir le compte rendu de son concert d'hier par Christophe Rodriguez sur Canoe.ca. Dans la série « Caprices de vedettes », lisez l'article qui suit de Philippe Rezzonico sur Canoe.ca.
Concerts

Frisson du jour : Richard Bona Group et ses amies bassistes

Robin McKelle

The Klez Dispensers
Revue de presse
Meshell Ndegeocello
Encore Kurt Elling, puis Bona, Coco Zhao et Mark Murphy
Molly Johnson
Bob Dylan
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jeudi 5 juillet 2007
Festival international de jazz de Montréal 2007– Jour 6
Le Festival de jazz de Montréal a parfois de ces largesses! Imaginez du peu : Kurt Elling et Sophie Milman au Théatre Maisonneuve de la Place des Arts, deux concerts pour le prix d'un. Et attendez de voir la liste des invités spéciaux! Si vous suivez Jazz Frisson depuis longtemps, vous savez déjà que je considère Kurt Elling comme le meilleur chanteur de jazz à l'heure actuelle. Doté d'un puissant charisme, il possède une technique vocale exceptionnelle. A l'aise peu importe le tempo, il nous fit apprécier des pièces rythmées telles que Tight, dont les arrangements étaient plus percutants que sur le CD Nightmoves. Ma copine, qui était déjà sous le charme, a complètement craqué lors de son interprétation de Louisa, la pièce de Jobim, qu'il a interprété accompagné uniquement du grand Richard Bona à la guitare! Comme si ça ne suffisait pas, nous avons eu la chance d'apprécier l'immense talent du magnifique joueur d'harmonica Howard Levy, du groupe Béla Fleck and the Flecktones. Bon, vous en voulez encore! Que diriez-vous de Randy Bachman du groupe The Guess Who ! Il a interprété sa chanson Undun avec le groupe de Kurt Elling devant une foule en délire! Ma pièce préférée de la soirée fut New Body and Soul de Dexter Gordon pour laquelle Kurt a composé les paroles sur de sublimes arrangements. Je m'en voudrais d'omettre de mentionner ses excellents musiciens, Laurence Hobgood au piano, Rob Amster à la contrebasse, Willie Jones III à la batterie, Bob Shepard au saxophone et Guilherme Monteiro à la guitare. Un concert parfait! Je vous ai déjà parlé de Sophie Milman dans ce billet. La jeune chanteuse canadienne d'origine russe avait l'impossible tâche de suivre Kurt Elling sur scène. La comparaison est injuste évidemment. J'ai eu beaucoup de difficulté à apprécier les premières chansons. Sa voix possède ce timbre bien posé, très agréable. Dotée d'une forte présence scénique, elle est accompagnée d'un groupe de musiciens remarquables, dont le directeur musical Cameron Wallis (saxophone), Paul Shrofel (piano), Kieran Overs (contrebasse) et John Fragony (batterie). J'avais cependant l'impression qu'elle ne vivait pas ses chansons émotivement. Jusqu'à qu'elle chante la pièce Ochi Chernye en russe. Par la suite, l'arrivée du tromboniste (dont je n'ai pas compris le nom), a semblé donner un coup de « swing » à l'orchestre qui m'a enfin semblé trouver sa vitesse de croisière. La deuxième moitié du spectacle m'a rassuré. Cette chanteuse a du talent. Si elle prend le risque de déborder du cadre des conventions, elle pourrait vraiment nous impressionner dans le futur. Orchestre déjanté pour films de série B, Le Sacre du Tympan est un big band français étonnant et détonnant, dirigé avec brio par le bassiste-compositeur Fred Pallem, lui-même entouré de jeunes virtuoses. Ça va dans tous les sens, c'est ludique, on y reconnaît des thèmes du Lawrence Welk Show, de Amarcord de Fellini, de Morricone et des meilleurs westerns américains, tout ça dans une même chanson! Ça plairait beaucoup à Tarantino, tient. Allez écouter Le sacre du Tympan sur MySpace, vous m'en donnerez des nouvelles! Bon, allons-y : C'est TOTALEMENT FRISSON! Quand les légendes vivantes passent par le Festival de jazz de Montréal et qu'on réalise que la vérité se trouve dans les racines de la musique. Lire l'article de Sylvain Cormier du Journal Le Devoir sur les spectacles de Bob Dylan et de Garth et Maud Hudson. La Soul Mama immortelle toujours en voix et Cesaria toujours égale à elle-même. Prenez connaissance de l'article de Philippe Renaud sur Cyberpresse.ca. Van the Man en grande forme à la Place des Arts. Vous avez dit G-L-O-R-I-A ? Lire l'article d'Alain de Repentigny sur Cyberpresse.ca.
Concerts
Jazz Video - Kurt Elling, Festival de jazz de Montréal 2007, via Sortiesjazznights.com
Frisson du jour : Kurt Elling

Sophie Milman

Le Sacre du Tympan
Revue de presse
Bob Dylan et Garth et Maud Hudson
Chaka Khan et Cesaria Evoria
Van Morrison
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mercredi 4 juillet 2007
Festival international de jazz de Montréal 2007 – Jour 5
Voici en revue de presse, les concerts que j'ai loupés, faute de temps, de disponibilité, de moyens (commanditaires à l'écoute?) ou tout simplement de paresse (ça m'arrive…). Même si j'ai vu ce groupe mythique en 2004, même si Keith Jarrett a alors suspendu son concert en plein milieu en raison du sifflement provenant de son haut-parleur de scène (pour reprendre 20 minutes plus tard, une fois le problème résolu par des techniciens affolés), je serais volontiers retourné voir ce trio avec Gary Peacock et Jack DeJohnette. Lisez le compte rendu du Journal Le Devoir. Seun Kuti présentait un hommage à son père Fela, qui a donné ses lettres de noblesse à l'afro-beat. Le site vibrait avec 125,00 spectateurs au centre-ville. Visionnez les vidéos sur Radio-Canada.ca et lisez l'article de Canoe.ca. Une série de cinq concerts avec des artistes aussi varié que The Bad Plus / Goerges Coleman, Jimmy Cobb et Buster Williams : A Miles Davis Tribute. Vous pouvez lire l'article de Canoe.ca ici / Avec Danilo Perez, John Patitucci et Dave Weckl / Avec Richard Bona et Roy Hargrove / The Power of the Trio avec Billy Cobham et Alain Caron, critique sur Canoe.ca. Ça déchire! Le chanteur de la Nouvelle-Orléans que j'ai découvert grâce à ses deux derniers albums, Oh My Nola et Chanson du Vieux Carré a reçu le prestigieux Prix Ella Fitzgerald de la part du Festival international de jazz de Montréal. Une récompense méritée, à mon avis. Lisez la critique de son spectacle sur Canoe.ca. Le beau problème du Festival de jazz de Montréal, c'est qu'il y a tellement d'artistes fabuleux pendant ces 11 jours, qu'on ne sait plus où donner de la tête!
Concerts
Revue de presse

Keith Jarrett Trio

Grand Événement du Festival international de jazz de Montréal

La Série Invitation avec Mike Stern

Harry Connick Jr
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Joni Mitchell – Les résultats !
Voici les résultats du concours Joni Mitchell qui fut lancé dans ce billet.

Les réponses
1-Trouvez le titre de la chanson mystère #1 et le nom de l'album?
Titre: Be Cool / album (avec l'orchestre): Travelogue (2002). Il s'agit de la version orchestrale et non de la version originale de Wild Things Run Fast (1982)
2-Trouvez le titre de la chanson mystère #2 et le nom de l'album?
Titre: Goodbye Pork Pie Hat / album: Shadows and Light (1980). Il s'agit de la version live et non de la version de l'album Mingus.
3-Trouvez le titre de la chanson mystère #3 et le nom de l'album?
Titre: Blue / album: Blue (1971). Ça, c'était facile, vraiment!
4-Quel est le nom de Joni Mitchell à sa naissance et dans quelle province du Canada est-elle née?
Roberta Joan Anderson, née à Fort Mac Leod, dans le sud de l'Alberta.
5-Nommez 3 musiciens de jazz qui ont accompagné Joni Mitchell au moins une fois dans sa carrière (sur scène ou sur un album)?
Pat Metheny en 1980, pour l'album Shadows and Light / Jaco Pastorius en 1976, pour l'album Hejira / Herbie Hancock en 1979, pour l'album Mingus / Wayne Shorter en 1979, pour l'album Mingus / ou encore, Ron Carter en 1998, pour l'album d'Herbie Hancock Gershwin's World. Evidemment, il y en a beaucoup d'autres.
6-Sur quel album a-t-elle enregistré avec un orchestre de 70 musiciens?
Question piège : Il s'agit de l'album Both Sides Now (2000) qui mettait en vedette 89 musiciens si on exclut les ingénieurs du son. À ne pas confondre avec l'album Travelogue (2002), qui lui fut réalisé avec environ 108 musiciens et une vingtaine de "voix".
7-Avec quelle légende de la contrebasse a-t-elle collaboré pour un album qui porte le nom de ce contrebassiste?
Charles Mingus pour l'album Mingus (1996)
8-Qu'est ce que Joni Mitchell considère comme son hobby?
Question piège, encore une fois. Joni Mitchell considère la musique comme étant un hobby :
"I'm a painter first, and a musician second..."
"I'm really a painter at heart and I can say this now... Music was a hobby for me at art school, and art was serious. Art was always what I was going to do. I was going to be an artist."
Et les gagnants sont :
Emeline
Ptilou
Z
Chacun remporte un jeu de 4 timbres des vedettes de la chanson canadienne présentés sur un bloc-feuillet en forme de CD, tel qu'illustré en tête d'article.
Pour sa participation à l'arraché, Christian remporte un prix de consolation. Il recevra une carte postale du Festival de Jazz de Montréal affranchie d'un timbre de Joni Mitchell et signée de ma main !
Bravo pour vos efforts! Surveillez votre gentil postier qui vous livrera votre merveilleux lot-cadeau sous peu.
Maintenant vous savez qu'on gagne à lire Jazz Frisson ;-))
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mardi 3 juillet 2007
Festival de jazz de Montréal – Jour 4
Jour 4 du Festival, la fête bat son plein, ou, comme on dit au Québec, «le party est pogné!» Originaire de Tel-Aviv, voici Boom Pam, quatuor atypique, qui mixe le rock et le world dans un amalgame festif tout à fait approprié à l'atmosphère qui régnait ce soir. Les guitaristes Feinerman et Brauner Kinrot, et le batteur Kochav carburent aux lignes de tuba hyper speed de Zolotov, dit « Tuby ». Il ne fallut d'ailleurs que quelques chansons pour que la foule se déchaîne et se mette à danser, prouvant une fois de plus que les Montréalais, et les touristes qui se joignent à eux, sont les plus grands fêtards de la planète! La beauté du Festival de jazz, c'est que le bonheur arrive où on ne l'attend pas. Ainsi, le magnifique pianiste belge Jef Neve et son trio constituent la plus belle découverte de mon festival jusqu'à aujourd'hui. Il y a bien l'ami Mwanji de be.jazz qui m'avait mis la puce à l'oreille. Mais il n'y a rien comme de l'entendre et le voir pour constater la pertinence du propos d'un musicien, accompagné ici de Piet Verbist (contrebasse) et Teun Verbruggen (batterie). Il était 23 h, la foule était plutôt clairsemée pour son deuxième concert gratuit de la soirée (vous avez bien lu: gratuit!), mais les amateurs se sont rapidement agglutinés autour de la scène dès que les musiciens ont commencé à jouer. Je retiens une magnifique composition, Second Love, qui m'a fait vibrer. Surveillez ce trio, son retour à Montréal se fera par la grande porte. L'album Nobody is Illegal vient de paraître sur Universal, un achat impératif! Soirée spéciale en l'honneur du 10e anniversaire de la maison de disques Jazzland Recordings, fondée à Oslo par le pianiste-claviériste Bugge Wesseltoft. Le spectacle regroupait des artistes de la scène musicale norvégienne : Bugge Wesseltoft (claviers et électronique), Sidsel Endresen (voix), Hakon Kornstad (saxophone), Wetle Holte (batterie), Eivind Aarset (guitare) et Marius Reksjo (basse). J'écoute beaucoup de musique électronique, que j'adore, mais vous en cause très rarement. Par contre, il s'agissait de ma première expérience de ce genre en spectacle. Bien que je reconnaisse la grande qualité des musiciens présents, je crois bien que je vais réserver ce type de musique pour une écoute privée à l'avenir. Même des projections vidéo de fractales ne suffisent pas pour soutenir mon attention quand les musiciens bidouillent sur leur Mac. Désolé. Vous pouvez avoir une idée du spectacle, en visitant le site de photos suivant (la prise de photos étant interdite durant les spectacles en salle). En écoute, une pièce de Wesseltoft et une autre de Sidsel Endresen, qui, hier soir, semblait littéralement possédée. Écoutez, vous comprendrez. Et n'ajustez pas votre appareil... « Linda Blair, SORT DE CE CORPS! »
Concerts
Boom Pam

Frisson du Jour : Jef Neve Trio

Gratuit en plus!

Jazzland Community avec Bugge Wesseltoft


Y-a-t'il un exorciste dans la salle?
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lundi 2 juillet 2007
Festival de jazz de Montréal 2007 – Jour 3
Pour ma deuxième visite au festival, jour de la Fête du Canada, la pluie était au rendez-vous, ce qui n'arrête pas les véritables amateurs de jazz. En fin d'après-midi, j'ai eu l'occasion d'apprécier le pianiste d'origine suisse et Montréalais d'adoption Félix Stüssi avec son quintette, Alex Côté et Bruno Lamarche (saxophones), Clinton Ryder (contrebasse) et Issaiah Ceccarelli (batterie). Ils nous présentaient les pièces de leur dernier album Give Me Five, une musique entrainante et vivifiante. Sur une scène située à l'autre extrémité du site se produisait le groupe Forestare, constitué de 12 jeunes guitaristes classiques de grand talent et contrebasse. Cet ensemble hors du commun né au Québec s'est donné comme mission de repousser les limites du répertoire traditionnel pour guitare. Vraiment très intéressant. Je peux dire que 12 guitares qui vibrent à l'unisson, ça sonne! Ma Découverte du Jour parmi les spectacles extérieurs fut sans contredit la jeune contrebassiste Brandi Disterheft. Native de North Vancouver, établie à Toronto, son CV inclut déjà une participation au All-Stars Sextet, lors de la IAJE's Sisters in Jazz Competition, des concerts à Carnegie Hall, aux Festivals de Vienne et de Chicago, ainsi qu'un 1er album signé de sa main, intitulé simplement Debut. Avec Chris Gale au saxophone et Sly Juhas à la batterie, elle nous a d'ailleurs interprété une magnifique version du Concierto De Aranjuez de Sketches of Spain de Miles Davis. Pas surprenant qu'après l'avoir entendue, Oscar Peterson se soit exclamé : « C'est du sérieux » ! Plusieurs voient Emilie Claire Barlow comme la prochaine vedette du jazz canadien. La jeune trentaine, la Torontoise a débuté à l'âge de 7 ans, et poursuivi des études en musique au Humber College, l'occasion pour elle de développer ses talents d'arrangeuse. Une magnifique chanteuse, beaucoup d'énergie sur scène, principalement des reprises de bossa-nova pour cette prestation sur une des scènes du festival, ce qui, malgré toute la chaleur qu'elle a insufflée à ses interprétations, n'a pas suffi pour repousser la pluie. Le clarinettiste français Denis Colin accompagné de Didier Petit (violoncelle), Pablo Cueco (percussions) et la chanteuse américaine Gwen Matthews nous présentaient des interprétations de Nina Simone, Neil Young, Curtis Mayfield, Jimi Hendrix, Can et l'Art Ensemble of Chicago. Des pièces que l'on retrouve sur l'album Songs for Swans. Le trio crée une musique parfois teintée d'influences indiennes fort intéressantes. Par contre, la réunion avec la chanteuse s'est avérée moins heureuse à mon avis, l'approche stylistique de cette dernière étant plutôt convenue. Le pianiste italien Stefano Bollani présentait un concert solo à la salle du Gésu dans le cadre de la Série ECM, suite à son premier album qui s'intitule justement Piano Solo. Bien entendu, tous les pianistes de jazz improvisateurs seront toujours comparés à Keith Jarrett, ce que je me garderai de faire ici, bien que j'ai eu le bonheur de les voir tous deux en spectacle. Bollani est un merveilleux homme de scène, avec beaucoup d'humour. Autant il peut nous présenter des pièces endiablées, avec une technique époustouflante, comme cette délirante version de Sweet Georgia Brown à laquelle nous avons eu droit, autant son jeu peut devenir lyrique et romantique telle son interprétation de la pièce Don't Talk de l'album Pet Sounds des Beach Boys. Et puisqu'hier c'était la Fête du Canada, je n'ai pu m'empêcher de vous placer aussi en écoute la pièce Maple Leaf Rag de Scott Joplin tirée de son album Piano Solo! Si vous voulez en savoir plus sur le pianiste, consultez l'excellent dossier de l'ami Z sur Jazz Chroniques et Coup de Cœur.
Concerts

Félix Stüssi

Forestare

Découverte du Jour : Brandi Disterheft

Emilie Claire Barlow

Denis Colin Trio avec Gwen Matthews

Frisson du Jour : Stefano Bollani

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