Le 29 juin 1964, Eric Dolphy nous quittait à l'âge de 36 ans, victime d'une crise cardiaque, consécutive à un diabète. Figure de proue du free jazz au début des années 60, il enregistra avec les plus grands de l'époque, Coltrane, Mingus, Gil Evans, Andrew Hill et j'en passe. Eric Dolphy est considéré dans l'histoire du jazz comme un des musiciens qui ont rendu possible le passage du be bop au free jazz, brisant le "beau son" qui était la référence dans les années 50.
dimanche 29 juin 2014
Eric Dolphy, Berlin
dimanche 12 janvier 2014
Journey in Satchidananda
Mon album préféré d'Alice Coltrane, "Journey in Satchidananda", paru en 1970 sur le label Impulse, est un magnifique voyage en Inde et au Sri Lanka. Le titre de l'album et la pièce titre reflète l'admiration de Coltrane pour Satchidananda Saraswati, un maître spirituel indien et adepte de yoga, connu de plusieurs musiciens et célébrités de l'époque. Toutes choses étant connectées, Saraswati obtint une reconnaissance nationale aux USA alors qu'il présenta sur scène les spectacles d'ouverture de Woodstock en 1969.
La musique est hypnotique, avec des figures répétitives qui incitent à la méditation. Le jeu de Pharoah Sanders au saxophone soprano est parfaitement adapté à l'ambiance installée par Coltrane à la harpe. Tulsi au tambura, Majid Shabazz aux cloches et tambourin et Cecil McBee à la contrebasse ajoutent la tessiture souhaitée. Une superbe réussite de jazz modal qui démontre toute la grâce et la sensibilité de la grande Alice Coltrane.
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dimanche 20 juin 2010
Souvenirs de Rio
L'été annonce les festivals en tout genre. Un nombre incalculable de festivals de jazz, bien sûr, mais aussi, de l'humour, de la fraise, du cochon et de la poutine! Pour ma part, l'été j'écoute léger et donc la Bossa Nova me caresse souvent de ses douces mélodies. Petit retour en arrière.
Évidemment, quand on pense Bossa Nova, on entend immédiatement Astrud Gilberto, l'icône qui a cristallisé l'image de la Bossa Nova aux yeux du monde. Ici avec Stan Getz en 1964. On le sait, au début des années 60, la vague a été immense, incontournable! Mais elle n'a pas engendré que des sous-produits, loin de là. À preuve, Cannonball Adderley et son groupe en 1962 à l'émission de télé Jazz Scene, avec la pièce Bossa Nova Nemo, une composition renommée par la suite Jive Samba. Cannonball Adderley – sax alto
Nat Adderley - trompette
Yusef Lateef – sax tenor, flûte
Joe Zawinul - piano
Sam Jones - contrebasse
Louis Hayes - batterie C'est aujourd'hui la publication de la note trimestrielle de notre groupe de blogueurs, le "Z-Band". Seuls deux collègues ayant répondu à l'appel, je vous renvois à leurs billets respectifs au sujet de Michel Portal. Et hop! En voici un troisième qui a décidé de vous propser la musique ensoleillée de Rio! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone.
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lundi 3 mai 2010
Charlie Christian au panthéon du rock'n'roll
Je termine cette série au sujet des guitaristes de jazz par Charlie Christian. En réalité, j'aurais dû amorcer la série avec celui-ci. En effet, Charlie Christian est considéré, à juste titre, comme l'un des précurseurs de la guitare électrique. Il a été un des premiers à utiliser la « guitare amplifiée » comme instrument solo en jazz et en blues, en particulier la Gibson ES-150. Issu d'une famille de musiciens, il débute comme contrebassiste dans l'orchestre d'Alphonso Trent en 1934. Il choisit finalement la guitare amplifiée (inventée, semble-t-il, par Eddie Durham, tromboniste dans l'orchestre de Jimmie Lunceford). Il a montré la voie à BB King et autres Jimi Hendrix. Certains le placent dans le panthéon du rock'n'roll comme précurseur de la guitare. Reconnu comme un styliste du swing en raison de son travail avec Benny Goodman, son vocabulaire musical fut étudié par les guitaristes be-bop. L'influence de Christian est notable à l'écoute des Barney Kessel, Herb Ellis, Wes Montgomery et George Benson. Plusieurs d'entre eux l'ont d'ailleurs ouvertement admis. Et quand on écoute l'enregistrement qui suit, il est étonnant d'apprendre qu'il date des années 40! Hors de son influence sur la guitare, il a également contribué au développement du be-bop et du jazz moderne, en faisant des séances avec de futurs piliers du jazz : Thelonious Monk, Dizzy Gillespie, Kenny Clarke et Don Byas qui l'accompagnent sur le morceau que vous écoutez plus haut. C'est John Hammond, le dépisteur de nouveaux talents et producteur, qui entendit parler de Christian, possiblement par l'entremise de la pianiste Mary Lou Williams. Impressionné, Hammond organisa une rencontre avec Benny Goodman à Los Angeles au mois d'août 1939. Initialement rebuté par l'aspect négligé de Christian, Goodman fut toutefois convaincu d'emblée par son talent. Christian se produira pendant deux ans avec le Benny Goodman Sextet et les solos du guitariste seront souvent mis en évidence. La tuberculose mettra fin prématurément, à 25 ans, à une carrière qui s'annonçait très prometteuse. J'espère que vous avez apprécié cette série sur les guitaristes de jazz! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
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jeudi 29 avril 2010
Les Paul et La Buche
Lester William Polfuss, plus connu sous le nom de Les Paul, né le 9 juin 1915 à Waukesha (Wisconsin) et mort le 13 août 2009 à White Plains (New York) d'une pneumonie, était un guitariste et inventeur américain qui a joué un rôle important dans le développement des guitares électriques à corps plein (solidbody), les techniques d'enregistrement multipiste et divers systèmes d'effets spéciaux sonores tels que les chambres d'écho et de réverbération. Vers la fin des années 1930, Les Paul n'est pas très satisfait des guitares électriques commercialisées à cette époque. Ce sont des « guitares acoustiques électrifiées » difficiles à amplifier efficacement sans engendrer d'importants problèmes de distorsion du son et de larsen. Inventif et bricoleur, il se lance dans toutes sortes d'expérimentations pour trouver des solutions viables à l'amplification des guitares. Il avoue volontiers avoir « massacré » un grand nombre de guitares pour mener à bien ses expériences. Paul a-t-il connaissance de la « poêle à frire » (frying pan), prototype de guitare électrique à corps plein (solidbody) pourvu d'un microphone magnétique, créé 10 ans plus tôt? C'est probable. Ce qui semble évident c'est qu'il a compris qu'une des causes majeures du larsen est due au montage du micro directement sur la caisse de résonance des guitares à caisse creuse (hollow body). En 1941, Il demande à la compagnie Epi qui produit et commercialise les guitares Epiphone d'utiliser leurs ateliers le dimanche afin de poursuivre ses expérimentations qui aboutissent à un prototype connu par la suite sous le nom de The Log (la bûche ). Cet instrument rudimentaire est conforme au concept solidbody. En fait, le corps est composé d'un simple bloc de bois de pin d'une section d'environ 4x4 pouces, « la bûche » sur lequel il fixe un manche pris sur une guitare de Jazz Gibson L5, 2 micros magnétiques, un chevalet métallique et une sorte de cordier intégrant un système pour faire varier la tension des cordes à l'aide d'un levier (principe du vibrato). Ensuite pour faire ressembler cette « drôle de chose » à une guitare, il découpe en deux la caisse d'une guitare Epiphone et fixe les deux moitiés comme des « ailes » de chaque côté de « la bûche ». Quand vers 1946 il rencontre Maurice Berlin, le président de CMI (Chicago Musical Instrument) propriétaire de la compagnie Gibson, pour étudier le potentiel commercial de son « œuvre », il lui est répondu : « It's nothing but a broomstick with a pickup on it » (Ce n'est rien d'autre qu'un manche à balai avec un micro dessus). (Infos de Wikipedia) Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
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lundi 26 avril 2010
Joe Pass et Virtuoso
I wanted the horse, but I got the guitar. Joe Pass raconte qu'à 9 ans, alors qu'il voit Gene Autry à cheval avec une guitare, il aurait bien aimé recevoir un cheval en cadeau! En dépit de cette histoire qu'il aimait bien raconter aux journalistes, Joe Pass maîtrise la guitare très tôt. À l'âge de 14 ans, il joue déjà pour des mariages et des fêtes de quartier. À l'âge de 20 ans, il se rend à New York. Malheureusement, c'est à cette époque qu'il tombe dans l'engrenage de la drogue. Pendant plus de 10 ans, jusqu'au début des années 60, il reste sous l'emprise des drogues. Il est arrêté plusieurs fois avant d'être admis à Synanon, un centre de désintoxication. Alors qu'il séjourne à Synanon, il enregistre avec un groupe composé de musiciens résidant dans ce centre. Le disque s'intitule Sounds of Synanon et quand les critiques de jazz l'entendent, ils s'extasient pour le jeu de guitare de Joe. Son séjour dans ce centre dure 3 ans à l'issue desquelles il reprend de pied ferme sa carrière musicale. À sa sortie de Synanon, il joue dans la région de Los Angeles avec les meilleurs musiciens et est engagé comme guitariste de studio. Il participe pendant plus de cinq ans à des séances d'enregistrement jusqu'au jour où Norman Granz (le producteur international de concerts de jazz) le persuade de le rejoindre et de signer pour son label Pablo. C'est à cette époque qu'il amorce sa carrière internationale. Pour le label Pablo, Joe enregistre des albums solos (Virtuoso, for Django) et joue avec différentes formations. On le retrouve notamment au côté de Oscar Peterson, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Zoot Sims, Ella Fitzgerald. Son style de guitare est inimitable. Joe a souvent été surnommé le « Art Tatum de la guitare ». Joe Pass est décédé le 23 mai 1994 à Los Angeles, Californie. (Infos de Wikipedia) Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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jeudi 22 avril 2010
Undercurrent, Bill Evans et Jim Hall
Dans mon dernier billet, j'ai fait allusion à la photographie de Toni Frissell qui orne la pochette de cet album. Undercurrent est un album du pianiste Bill Evans et du guitariste Jim Hall enregistré en 1962 et publié en 1963 par le label United Artists, puis édité par le label Blue Note. C'est le premier album en duo réunissant Bill Evans et Jim Hall. Les deux musiciens réaliseront un deuxième disque en duo, Intermodulation, enregistré en 1966 pour le label Verve. Premier enregistrement en quatre ans pour Bill Evans suite à la mort tragique du contrebassiste Scott LaFaro dans un accident d'auto, Undercurrent est à la fois introspectif et bien ancré dans un style be-bop qui swingue avec beaucoup de classe. Ballades, valses et notes d'inspiration classique font bon ménage ici. Le guitariste Jim Hall affectionne tout particulièrement les duos. Cette même année 1962, il enregistre deux albums mythiques au sein du quartette de Sonny Rollins, l'un très avant-gardiste, The Bridge, l'autre inspiré des musiques d'Afrique et d'Amérique Latine, What's New. Il explore au cours des années soixante le free jazz et le jazz d'avant-garde aux côtés de Art Farmer, Jimmy Giuffre, Steve Swallow ou George Russell. À cette époque, Jim hall a beaucoup apporté à la guitare Jazz, faisant d'elle un instrument d'accompagnement, qui remplace le piano, donnant ainsi aux groupes un son original. Son style n'a cessé d'évoluer, laissant transparaitre à la fois sa grande connaissance de la composition classique et son goût pour la musique moderne. (Infos de Wikipedia) Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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lundi 19 avril 2010
The Beach Boys, Barney Kessel et Julie London
Après Wes Montgomery, Kenny Burrell et Grant Green, on poursuit avec le guitariste de jazz américain Barney Kessel. Qu'a en commun celui-ci avec les Beach Boys? Écoutez l'intro de la chanson Wouldn't It Be Nice de l'album Pet Sounds des Beach Boys, paru en 1966. Dans les années 60, Kessel était considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de studio aux États-Unis (séances « pop », musiques de film…). À ce titre, il a joué sur des centaines d'albums pop de Phil Spector, des Monkees, des Beach Boys et plusieurs autres. Kessel utilisait parfois une guitare faite sur mesure, consistant essentiellement en un manche de guitare à 12 cordes rattachée à la caisse de résonance d'une mandoline. C'est l'instrument avec lequel il joue sur l'intro de Wouldn't It Be Nice. Wikipedia nous apprend que Barney Kessel s'achète sa première guitare à 12 ans et apprend l'instrument en autodidacte. La principale source d'inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. En 1943, il est membre de l'orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le spectacle de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. Il fait partie des big bang de Charlie Barnet (1944-1945) et Artie Shaw (1945) tout en continuant une abondante carrière en studio. En 1947, Kessel rejoint la troupe du J.A.T.P. de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l'enregistrement du fameux Relaxin' at Camarillo. En 1952-1953, il accomplit une longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des Poll Winners (trio réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès. Au cours des années 70 et 80, Barney Kessel, Charlie Byrd et Herb Ellis forment un groupe, The Great Guitars, qui joue les grands standards de jazz. Kessel dit à son auditoire qu'il veut " Vous montrer la guitare sous toutes ses formes pour vous épater". Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste be-bop, Barney Kessel est capable de s'adapter à tous les styles. On peut l'entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Coleman Hawkins, Roy Eldridge, Lionel Hampton, Ben Webster, Woody Herman, Ben Webster, George Benson et même Ornette Coleman. Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l'entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Anita O'Day et Julie London (c'est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière, Cry me a river). Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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vendredi 16 avril 2010
Herb, Oscar, Ella et Louis
Notre pèlerinage auprès des guitaristes de jazz ne saurait être complet sans mentionner Herb Ellis. Né à Farmersville, Texas, le 4 août 1921, il est décédé il y a seulement deux semaines à Los Angeles, le 28 mars 2010, des suites de la maladie d'Alzheimer. Ellis était une valeur sure lors des sessions d'enregistrement des studios de la côte ouest américaine dans les années 60. Le critique de jazz américain Scott Yanow l'a décrit comme "un excellent guitariste d'influence bop avec une légère note country dans le son" (an excellent bop-based guitarist with a slight country twang to his sound). En 1952, Herb Ellis rejoint le trio d'Oscar Peterson pour remplacer Barney Kessel et former ce que Scott Yanow appellera "l'un des meilleurs trios piano-contrebasse-guitare de l'histoire du jazz" (one of the most memorable of all the piano, guitar, and bass trios in Jazz history). Accompagnés du batteur Buddy Rich, ils enregistrent les deux albums célébrissimes du duo Ella Fitzgerald - Louis Armstrong, Ella & Louis en 1956 puis Ella & Louis Again l'année suivante. Le batteur Louie Bellson prend le relais de Buddy Rich sur ce dernier album. En l'absence d'un batteur dans le trio d'Oscar Peterson, c'est Ellis qui procure la fondation rythmique pour le jeu énergique du pianiste, en plus des solos de guitare. Ellis excelle tant dans ce rôle que, lors de son départ en 1958, Peterson le remplace non pas par un guitariste, mais par le batteur Ed Thigpen. En 1959 et 1960, Ellis part en tournée avec Ella Fitzgerald. Herb Ellis, un guitariste de grande classe. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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mardi 13 avril 2010
Grant Green, My Favorite Things
Je vais maintenant utiliser un grand détour pour vous amener à notre destination. Vous aurez peut-être remarqué la présence de la comédie musicale dans les billets de Jazz Frisson depuis quelque temps. Alors, journée spéciale aujourd'hui, nous amorçons le parcours avec la Mélodie du Bonheur (The Sound of Music), la comédie musicale composée par Richard Rodgers sur des paroles d'Oscar Hammerstein II, dont la première fut donnée le 16 novembre 1959 à Broadway au Théâtre Lunt-Fontanne à New York. La comédie est inspirée de la biographie familiale de Maria Augusta Trapp, la famille des chanteurs Trapp. En Autriche, juste avant la Seconde Guerre mondiale, les moniales d'une abbaye à Salzbourg, chantent le Dixit Dominus (Praeludium). L'une des postulantes, Maria, est manquante: dans la montagne, elle exprime son regret de quitter ses collines (The Sound of Music). La mère-abbesse et les religieuses se questionnent sur ses fugues et sa vocation (Maria). Maria explique à la mère-abbesse qu'elle a été comme appelée par la montagne, la mère-abbesse se joint à elle pour parler de ses choses favorites (My Favorite Things). Elle lui demande alors de quitter pour quelque temps le couvent afin de mieux discerner son appel à la vie monastique. Les sept enfants du Capitaine von Trapp ont justement besoin d'une gouvernante, et Maria restera auprès d'eux jusqu'en septembre (tiré du synopsis de la version scénique présentée à Broadway en 1959). Ce qui nous amène à l'album My Favorite Things de John Coltrane paru en 1961. Coltrane est accompagné de son nouveau groupe qui inclut McCoy Tyner (piano), Elvin Jones (batterie) et Steve Davis (contrebasse). Le morceau titre est une interprétation modale du standard de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein. Cette version de Coltrane aura une influence déterminante sur l'avenir du saxophone soprano, loin des clichés liés à Sydney Bechet. En utilisant des motifs circulaires, il crée une transe similaire à celle de la musique orientale, développant ainsi une nouvelle voie d'exploration. « C'est cette My Favorite Things qui est, de tous ceux que nous avons enregistrés, mon morceau préféré. Je ne pense pas que j'aimerais le refaire d'une autre façon, alors que tous les autres disques que j'ai faits auraient pu être améliorés par quelques détails. Cette valse est fantastique: lorsqu'on la joue lentement, elle a un côté gospel qui n'est pas du tout déplaisant; lorsqu'on la joue rapidement, elle possède aussi certaines qualités indéniables. C'est très intéressant à découvrir, un terrain qui se renouvèle selon l'impulsion qu'on lui donne; c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous ne jouons pas cet air toujours sur le même tempo. » John Coltrane, Entretien avec François Postif publié par Jazz Hot en janvier 1962. Et maintenant, fin de parcours, si on peut dire, avec la suggestion de mon ami Z, le guitariste Grant Green. Green était un guitariste américain de jazz né à Saint-Louis dans le Missouri le 6 juin 1935 et décédé à New York le 31 janvier 1979. Pour cette dernière interprétation de My Favorite Things, reportons nous lors de cette séance enregistrée en 1964. On se trouve ici en présence d'un véritable morceau de bravoure. Green mérite une médaille pour avoir repris My Favorite Thing avec sensiblement la même rythmique que celle de Coltrane! Green est ici entouré de McCoy Tyner (piano), Bob Cranshaw (contrebasse) et Elvin Jones (batterie). Ensemble, ils ont gravé ce grand classique de Green, l'album Matador. Le morceau titre s'étire sur presque 10 minutes passionnantes, comme d'ailleurs presque tous les titres de cet album. L'ambiance de ce disque évolue entre Be Bop et blues/groove. C'est aussi dans cette direction que Grant Green ira, à la fin des années 60, colorant son jazz d'une bonne dose de funk. D'ailleurs, plusieurs des enregistrements de sa période funk sont des succès commerciaux et ont été samplés à de nombreuses reprises par les producteurs de hip-hop. On disait de Green qu'il avait un son très "groovy". Green, un autre de ces excellents guitaristes de jazz de la trempe des Wes Montgomery et Kenny Burrell dont je vous parlais récemment. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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vendredi 9 avril 2010
Professeur Kenny Burrell
De Wes Montgomery, dont je parlais dans mon billet précédent, à Kenny Burrell, il n'y a qu'un pas. Je poursuis donc mon exploration des guitaristes de jazz. Wikipedia nous apprend que Kenny Burrell commence sa carrière au début des années cinquante, qu'il joue avec de nombreux jazzmen (Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Benny Goodman, Jimmy Smith, Stan Getz, Gil Evans, Chet Baker) et enregistre plus d'une centaine d'albums. Depuis 1978, il enseigne aussi l'histoire du jazz à l'université de Los Angeles. J'aime beaucoup son jeu qui évite la déferlante de notes pour impressionner. C'est un style très "cool" qui n'est pas sans rappeler celui de Wes Montgomery. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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mardi 6 avril 2010
Go Wes Young Man!
J'écoute beaucoup Wes ces temps-ci. Le guitariste de jazz Wes Montgomery fut une grande influence sur plusieurs de ses successeurs. Pat Metheny a dit qu'il avait appris à jouer en écoutant l'album "Smokin' At The Half Note" paru en 1965. Joe Pass a ajouté que selon lui, " il n'y avait eu que trois véritables innovateurs dans le domaine de la guitare, Wes Montgomery, Charlie Christian et Django Reinhardt." Kenny Burrell a souligné comment c'était un honneur pour lui quand Wes lui demandait d'être son second guitariste pour une séance d'enregistrement. Finalement, Stevie Ray Vaughan, Eric Johnson, Joe Satriani, Jimi Hendrix, David Becker, Joe Diorio, Steve Lukather et Pat Martino ont tous mentionné à maintes reprises l'influence de Wes Montgomery sur leur jeu. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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vendredi 26 mars 2010
Blossom Dearie, Les Blue Stars
On continue de célébrer le printemps avec Blossom Dearie qui est accompagnée cette fois de son groupe français les Blue Stars. C'est Nicole Barclay qui invita Blossom Dearie à venir jouer à Paris en 1952. Et c'est au Mars Club, qui était situé près des Champs-Élysées, qu'elle va renouer avec son ami le chanteur Bobby Short, anciennement de Greenwich Village. Les Blue Stars de France, suite logique pour Blossom, qui avait fait partie des Blue Flames de Woody Herman, puis des Blue Rays d'Alvino Ray. Harmonisation jazzy de hits connus, c'était la recette à succès d'Eddie Barclay. Et quel pif! Un demi-million de copies vendues aux États-Unis de La légende du pays des oiseaux, adaptée du Lullaby of Birdland de George Shearing avec arrangements de Michel Legrand! On retrouvait aussi sur l'album Toute ma joie, une adaptation de That's My Girl de Nat King Cole, ainsi qu'Embrasse-moi bien et Lettre à Virginie. Pour l'occasion Blossom avait assemblé quatre chanteurs-musiciens: le vibraphoniste Fats Sadi, le pianiste Christian Chevalier aux arrangements, le trompettiste Roger Guérin et le saxophoniste Jean Mercadier. Quatre voix féminines complétaient la formation: Christiane Legrand, Jeanine de Waleyne, Nadine Young et Blossom elle-même. Les Blue Stars deviendront plus tard les Double Six, qui formeront éventuellement les Swingle Singers. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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jeudi 25 mars 2010
Blossom Dearie, I Wont Dance
Une des grandes qualités de Blossom Dearie fut de toujours s'entourer d'excellents musiciens. Plusieurs de ses albums de la fin des années 50 comptaient sur la présence d'une section rythmique de haut vol: Ray Brown à la contrebasse, Jo Jones ou Ed Thigpen à la batterie. Et avant une scéance d'enregistrement, Blossom demandait toujours une répétition avec le contrebassiste. " Le timing est essentiel. Je ne suis pas une pianiste aggressive, dit-elle, il me faut donc un contrebassiste solide. La batterie et la contrebasse deviennent partie intégrale du jeu et du chant ". Remarquez d'ailleurs comment l'intro de "I won't Dance" est ciselée et nerveuse. Je n'ai pas l'information pour la version de la vidéo mais on entend probablement Mundell Lowe à la guitare. Et notez comment Blossom injecte une bonne dose d'humour à son interprétation. I Won't Dance I won't dance, don't ask me You know what, you're handsome When you dance, you're charming and you're gentle I won't dance, why should I? When you dance, you're charming and you're gentle Je ne danse pas, je ne veux pas Which means when I'm in your arms I won't dance Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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I won't dance, don't ask me
I won't dance monsieur with you
My heart won't let my feet do things they should do
You know what, too handsome
But oh what you do to me
I'm like an ocean wave that's bumped on the shore
I feel so absolutely stumped on the floor
'Specially when you do The Continental
But this feeling isn't purely mental
For heaven rest us, I'm not asbestos
And that's why
I won't dance, how could I?
I won't dance, merci beaucoup
I know that music lead the way to romance
So if you hold me in your arms I won't dance
'Specially when you do The Continental
But this feeling isn't purely mental
For heaven rest us, I'm not asbestos
And that's why
Je ne danse pas, je ne peux pas
Je ne danse pas, merci monsieur
Vous êtes gentil et je vous aimes
C'est vrai
Mais je n'peux danser quand vous êtes si près
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mercredi 24 mars 2010
Blossom Dearie, They Say Its Spring
Encore un autre classique que j'aurais pu inclure dans mon billet printanier Spring in Swing! La charmante Blossom Dearie adore nous chuchoter des cajoleries à l'oreille. Mais elle ne minaude pas. Sous cette apparente simplicité se cache une remarquable efficacité dans la façon de placer sa voix. Elle s'approprie les chansons qui deviennent véritablement "Blossom". Et quand elle chante en terminant "That wondrous day that you caught me, Darling I thought we knew, That it wasn't spring, 'Twas you,", le tout nous frappe comme une évidence. Parce qu'avec Blossom, le printemps dure éternellement! They Say It's Spring When I was young I lived in a world of dreams They say it's spring They say it's May I'm a lark Yet to me Could it be spring If poets sing They say it's spring Though I know With the right Did I need spring Darling I thought we knew Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
Vintage Frisson
Of moods and myths and illusionary schemes
Though now I'm much more grown up
I fear that I must own up
To the fact that I'm in doubt of
What the modern cynics shout of
This feeling light as a feather
They say this thing
This magic we share together
Came with the weather too
That's made me daft as a daisy
It's May, they say
That gave the whole world this crazy
Heavenly, hazy hue
On the wing
I'm the spark of a firefly's fling
This must be
Something more than a seasonal thing
Those bells that I can hear ringing
It may be spring
But when the robins stop singing
You're what I'm clinging to
Though they say it's spring
It's you
That when a heart sympathetic
It's merely spring
Then poets plights are pathetic
Though I'm poetic too
For lovers, there's where the lure is
That evil thing
For which September the cure is
This, they are sure is true
That it's so
That my fancy may turn in the spring
One in sight
One can find a perpetual thing
To bring the ring that you bought me
Though it was spring
That wondrous day that you caught me
That it wasn't spring
'Twas you
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mardi 23 mars 2010
Blossom Dearie, The Surrey with the Fringe on Top
Continuons sur notre lancée avec Blossom Dearie encore, et une chanson enregistrée au début des années 60, The Surrey with the Fringe on Top. Comme notre groupe de blogueurs en discutait abondamment dans les commentaires de la série Spring in Swing!, les chansons de comédie musicale ont souvent servi d'inspiration aux musiciens. Cette chanson est tirée de la comédie musicale Oklahoma! de Rodgers and Hammerstein datant de 1943. Différentes versions de la chanson furent enregistrées par Ahmad Jamal, Marlene Dietrich, Miles Davis, Nancy LaMott, Sonny Rollins, Betty Carter, McCoy Tyner, Wes Montgomery, Wynton Kelly, Johnny Smith, Beverly Kenney, Ray Brown, Barney Kessel, Joe Brown, J. J. Johnson et le Kai Winding Trombone Octet. Chicks and ducks and geese better scurry When I take you out in the surrey, When I take you out in the surrey with the fringe on top! Watch that fringe and see how it flutters As I drive them high steppin' strutters. Nosey pokes'll peek thru' their shutters and their eyes will pop! The wheels are yellow, the upholstery's brown, The dashboard's genuine leather, With isinglass curtains y' can roll right down, In case there's a change in the weather. Two bright sidelight's winkin' and blinkin', Ain't no finer rig I'm a-thinkin' You can keep your rig if you're thinkin' that I'd carer to swap Fer that shiny, little surrey with the fringe on the top! I can feel the night gettin' blurry, As we drive back home in the surrey, Drivin' slowly home in the surrey with the fringe on top! I can feel the day gettin' older, Feel a sleepy head on my shoulder, Noddin', droopin' close to my shoulder, till it falls kerplop! The sun is swimmin' on the rim of a hill; The moon is takin' a header, And just as I'm thinkin' all the earth is still, A lark'll wake up in the medder. Hush, you bird, my baby's a-sleepin'! Maybe got a dream worth a-keepin' Whoa! you team, and jist keep a-creepin' at a slow clip clop. Don't you hurry with the surrey with the fringe on the top! Richard Rodgers / Oscar Hammerstein II) Blossom Dearie, The Surrey with the Fringe on Top, c'est cool, c'est swing, c'est toute la désinvolture du début des années 60 qui s'étale sous nos yeux… Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson.
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The Surrey with the Fringe on Top
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Publié par
Jean Francois
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mardi 26 mai 2009
La plus grande collection de vinyle au monde!
Les amateurs auront peut-être déjà entendu parler de Paul Mawhinney, ce collectionneur originaire de Pennsylvanie, qui, pendant 46 années, a amassé 1 million d'albums vinyle et 1.5 million de 45 tours ainsi que des CD's pour un total de 3 millions d'albums, créant ainsi la plus grande collection privée de musique enregistrée au monde. La Library of Congress a estimé que 83 % de la musique qu'il possède ne peut être achetée nulle part sous forme de CD. Il a tenté récemment de vendre sa collection estimée à 50 millions $ sur eBay. Une offre de 3 millions $ s'est finalement révélée fausse. Il est à espérer que cette collection trouve preneur sous la forme d'archives publiques pour léguer cette musique aux générations à venir.Vintage Frisson
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lundi 3 décembre 2007
Donato, Lambert, Leviev - Les Trois Michel (2000)
Cet enregistrement met en vedette trois de nos meilleurs musiciens, le contrebassiste Michel Donato, le batteur Michel Lambert et le pianiste Milcho Leviev, d'où le nom de l'album. Le concert a été enregistré devant public en juillet 2000 à la Salle Françoys-Bernier du Domaine Forget dans la magnifique région de Charlevoix au nord de Québec. Alliant lyrisme et formalisme, le trio fait preuve d'une belle communication et nous offre des compositions originales à l'exception de Con Alma de Gillespie en clôture. L'ensemble est très varié stylistiquement. Ainsi la pièce Escapade nous livre un swing au rythme des Caraïbes, alors que le morceau Earl & George possède un côté plus sombre et mystérieux. Toujours, la mélodie est à l'avant dans cet exercice d'improvisation d'une grande liberté. Du grand art!
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lundi 12 novembre 2007
Marc Johnson – Magic Labyrinth (1995)
La vie de Marc Johnson a changé radicalement lors d'un arrêt au Village Vanguard en 1978, alors qu'il fut invité à se joindre au Bill Evans Trio. Il y demeura jusqu'à la mort du pianiste, deux ans plus tard. On retrouve Johnson sur plusieurs enregistrements de Bill Evans, dont We Will Meet Again qui remporta un Grammy Awards. Datant de 1995, le deuxième album de Marc Johnson sur l'étiquette JMT, Magic Labyrinth, se voulait pour le contrebassiste une entreprise entièrement différente de son travail avec Bill Evans. Délaissant le style post-bop, on ne peut tout de même qualifier cet album d'avant-garde. D'une grande créativité, il fusionne des styles très variés. Solar est une composition de Miles Davis réinterprétée avec contrebasse et congas. Le batteur Arto Tuncboyaciyan ajoute une touche vocale sans paroles à la pièce J.P. qui enveloppe le tout d'une aura impalpable. Wolfgang Muthspiel, à la guitare, nous gratifie, quant à lui, de ses attaques fines et précises. Samurai Hee-Haw est une composition de Johnson qui se retrouvait sur un de ses albums précédents, Bass Desires. Cet album demeure toujours aussi moderne aujourd'hui et il vaut la peine de le rechercher.
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lundi 5 novembre 2007
Dick Hyman Plays Duke Ellington (1992)
Cet enregistrement, paru en 1992 sur l'étiquette audiophile Reference Recordings, utilisait une technique d'enregistrement assez révolutionnaire à l'époque : Direct-To-CD. En effet, le son était capté directement du Bösendorfer 275SE Reproducing Piano pour être envoyé par ondes radio au laboratoire afin d'être gravé directement sur le support maître, alors que la musique se produisait en temps réel! Donc, aucun procédé d'entreposage de l'information pouvant mener à une dégradation du son. Je dois admettre que le son est d'une grande clarté, avec beaucoup d'ambiance. Vous ne pourrez le noter sur les extraits qui sont encodés ici en mp3 à 128kpbs. Pour ceux qui voudraient se procurer cet enregistrement, le son du CD est d'excellente qualité. Dick Hyman a travaillé avec Red Norvo et Benny Goodman dans les années '50. Il a également écrit des musiques de film pour Woody Allen. Ici, Dick Hyman interprète des compositions de Duke Ellington. Écoutez le très intrigant The Clothed Woman, qui commence mystérieusement avant de s'engager dans un style plus classique. Plus traditionnel, Tonk, qui imite le style d'Ellington et Strayhorn en duo. Hyman nous propose en général des pièces joyeuses comme Drop Me Off In Harlem, Doin' the Voom Voom, Echoes of Harlem et The Gal from Joe's. Un disque de piano solo de style stride, rappelant les années '40, mais enregistré de façon impeccable.
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Piano stride
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