La polyvalence de Stéphane Belmondo ne fait plus de doute. Des collaborations qui l'ont vu successivement croiser la route de personnalités aussi diverses que Dee Dee Bridgewater, Horace Silver, Laurent Cugny, Michel Legrand, le DJ Fred Galliano et, plus récemment, Yusef Lateef et Milton Nascimento. J'ai eu le plaisir déjà d'assister à de telles rencontres, dont j'ai fait état dans un précédent billet ici. Or, son dernier disque, The Same as it never was before, nous montre cette facette multiforme du trompettiste. Déjà, l'entourage est gage de liberté et d'invention. La présence du pianiste Kirk Lightsey (né en 1937), véritable mémoire vivante du jazz, dont il est impossible de citer toutes les associations tant elles ressembleraient à un Who's Who du jazz moderne. Lightsey est également empreint du son de « Motown », la ville de Detroit qui a vu naître Yusef Lateef (qu'il accompagna à ses débuts) et Stevie Wonder (dont il connaît le répertoire par coeur). Deux références pour Stéphane, qui avec You and I opère une nouvelle reprise au répertoire de Stevie. À la batterie, la réputation de Billy Hart (né en 1940) n'est plus à faire. Le jeune contrebassiste Sylvain Romano complète le quartette. C'est un espace de liberté qui s'installe ici, très ouvert. Belmondo ajoute les conques marines à la trompette et au bugle. Un jazz ouvert donc, sur l'Afrique, la pop et la soul de Motown. Les touches de free ponctuent le discours par moment, mais Belmondo est un mélodiste du rythme. La propulsion est insistante mais jamais lourde. Son jeu est toujours très lumineux. Je vous recommande fortement The Same as it never was before. Le Stephane Belmondo Quartet est en spectacle au Festival International de Jazz de Montréal lundi le 27 juin à 22h30. Informations ici. À ne pas manquer! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Critique CD
dimanche 26 juin 2011
Stéphane Belmondo à Montréal
lundi 20 juin 2011
Abdullah Ibrahim et le temps dérobé
Pour son édition estivale, notre groupe de blogueurs jazz, le Z Band, a décidé de rendre hommage à la musique du continent africain. Je vous invite donc à visiter les liens vers leur blogue respectif en fin d'article. Pour ma part, je vous propose un portrait du pianiste d'origine sud-africaine Abdullah Ibrahim. Allons-y avec un peu d'histoire, tiré de Wikipedia. Devenu Abdullah Ibrahim en 1968, Adolph Johannes "Dollar" Brand, est né au Cap le 9 octobre 1934. Au début des années 1960, Dollar Brand forme le groupe The Jazz Epistles. Ensuite, avec Sathima (Bea Benjamin), sa femme, il part en Europe, et à Zurich le destin musical de Brand prend forme : Duke Ellington remarque le pianiste et la chanteuse lors d'un concert et décide de la présenter à Reprise Records. En 1965, il permet au pianiste de jouer au Newport Jazz Festival au sein du Ellington Orchestra. Puis Abdullah joue entre autres en solo au Carnegie Hall et Ellington lui permet d'être réellement célèbre lorsqu'il l'inclut dans son orchestre pour une série de concerts au piano. Par la suite, il fera une grande carrière, jouant et enregistrant avec Elvin Jones, Max Roach, Don Cherry, ou Archie Shepp. Débutons notre rétrospective avec un très rare enregistrement vinyle de The Jazz Epistles, Verse 1, le tout premier album jazz par un groupe de musiciens noirs en Afrique du Sud. On y retrouve Abdullah Ibrahim (alors Dollar Brand) au piano, Kippie Moeketsi au saxophone alto, Jonas Gwangwa au trombone, Hugh Masekela à la trumpette, Johnny Gertze à la contrebasse, et Early Mabuza ou Makaya Ntshoko à la batterie. En 1960, le Massacre de Sharpeville marqua le début d'une répression de plus en plus grande de la culture africaine. Le jazz, force musicale qui prône l'égalité sociale ne fit pas exception. Les retransmissions de spectacles sur les ondes radio furent interdites et certains musiciens en vue devinrent la cible des autorités. Lorsque les membres de Jazz Epistles eurent la chance de se produire en Europe pour une revue musicale, ils saisirent l'opportunité. Avec comme résultat que la musique la plus aventureuse de l'Afrique du Sud s'est épanouie en dehors des frontières du continent pendant plusieurs décennies. Ibrahim s'établit alors à Zurich avec son épouse. Il retourne brièvement en Afrique du Sud en 1976, pour finalement s'établir à New-York cette mêne année. Sa production des années 80 reflète ses influences musicales importantes, Duke Ellington, Thelonious Monk et Billy Strayhorn. Ici, la pièce Blue Monk de l'album African Dawn, paru en 1982. Bien qu'il soit retourné vivre en Afrique du Sud en 1990, Ibrahim partage aujourd'hui son temps entre New-York et son pays natal. Ses dernières compositions de la fin des années 90 et des années 2000 représentent un retour aux traditions africaines indigènes qui s'expriment très clairement dans les arrangements. Un de mes albums préférés de cette période est Cape Town Revisited, enregistré en concert au Spier Estate à Cape Town en décembre 1997. Une merveille d'authenticité, de grâce et de spiritualité. On approche ici du sublime. On y retrouve la trompette fougueuse de Feya Faku sur quelques pièces. Je vous propose ce clip, enregistré à Leverkusen, Allemagne en 2007, tout aussi magnifique. Avec Belden Bullock à la contrebasse et George Gray à la batterie. Du grand art. Toute la musique d'Abdullah Ibrahim est intimement liée à la lutte pour la défense des peuples sud-africains contre l'apartheid. Nelson Mandela a salué samedi le 11 juin dernier la mémoire de l'héroïne de la lutte anti-apartheid, Albertina Sisulu à l'occassion de ses funérailles dans un stade historique de Soweto. Au cours de sa vie, elle a été dans la ligne de mire des autorités de l'apartheid, emprisonnée à plusieurs reprises et "bannie", une mesure qui limitait ses mouvements et le nombre de ses visiteurs. "A travers ta générosité et ta dévotion, ton autorité morale et ton humanisme sincère, pendant et après la lutte tu as dignement mérité d'être (appelée) la mère de tous nos peuples", a ajouté Mandela dans son communiqué lu par sa femme Graca Machel. Partez vers d'autres aventures musicales africaines ici: Maître Chronique: Coltrane "Africa brass" Jazzques: Une interview d'Oran Etkin Mysterio Jazz: Le guitariste malgache D'Gary Ptilou’s Blog: Ballaké Sissoko & Vincent Ségal Flux Jazz: Bobby Few "Beautiful Africa" jazzOcentre: La trilogie Sclavis/Romano/Texier Jazz Frisson : Abdullah Ibrahim et le temps dérobé Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Critique CD
Ils nous ont volé le temps, puis ils nous ont donné l'horloge. Abdullah Ibrahim
jeudi 9 juin 2011
Google Doodle en hommage à Les Paul
Aujourd’hui, Google a choisi de rendre hommage au virtuose de la guitare Lester William Polfuss, mieux connu sous le nom Les Paul, à l’occasion du 96ème anniversaire de sa naissance. J’ai déjà consacré un billet à Les Paul ici. Il est né le 9 juin 1915 à Wisconsin et décédé il y a 2 ans à New York. Il était guitariste et concepteur d’instruments du même nom. Il a joué un rôle remarquable dans le développement des guitares électriques, les techniques d’enregistrement multipiste et divers systèmes d’effets spéciaux. Les guitares Gibson Les Paul, bien connues des musiciens, ont acquis une renommée quasi mythique. Comme vous l’aurez certainement remarqué, le logo du Google du jour est interactif. Les cordes de guitare de ce doodle dynamique réagissent au passage de la souris sur ces dernières. Vous pouvez même jouer des notes avec le clavier si vous cliquez sur le bouton situé en bas du doodle, à droite, afin qu’il devienne rouge. Il est également possible d’enregistrer. Ingénieux! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Frisson News
dimanche 29 mai 2011
Gil Scott-Heron, le parrain du rap, meurt à 62 ans
Il était considéré comme l'un des pères fondateurs du rap. Le poète, écrivain et musicien afro-américain Gil Scott-Heron est mort vendredi à l'âge de 62 ans dans un hôpital de New York, a annoncé sa maison de disque, XL Recordings. Surnommé parfois "le parrain du rap", Scott-Heron avait créé dans les années 1960 le style "spoken word", une forme de poésie orale accompagnée ou non de musique. Il devient célèbre avec le titre "The Revolution Will Not Be Televised", qui s'attaque aux inégalités sociales dont sont victimes les Noirs aux Etats-Unis. Son style musical, avec des albums comme "Pieces of a Man" et "Winter in America", et son engagement politique ont contribué à l'explosion de la culture hip-hop aux Etats-Unis. "Le phrasé urbain, inspiré et agressif de Gil Scott-Heron a inspiré des légions de rappeurs", indique le site spécialisé Allmusic.com. La musique de Scott-Heron reflétait également son combat contre la dépendance à l'alcool et aux drogues. Son dernier album "I'm New Here", est sorti en 2010. Fils du footballeur Gil Heron, premier joueur noir du Celtic de Glasgow, et d'un mère bibliothécaire, Scott-Heron passe son enfance entre le Tenessee et le Bronx, un quartier populaire de New York. Auteur de son premier recueil de poésie à l'âge de 13 ans, il publie "Vulture" (Vautour) in 1968, un livre salué par la critique. Les textes de Scott-Heron appellent à la révolte face à une Amérique blanche sans pitié pour les minorités. "La révolution est le changement et le changement est inévitable, alors plutôt que de le subir, autant en être l'auteur", déclarait-il au journal San Francisco Bay View en 2009. "Son talent était immense. C'était un grand parolier, chanteur, orateur et joueur de piano", écrit Richard Russell, patron de XL Recordings, sur son blog. "Gil fuyait les pièges de la célébrité et du succès. Il aurait pu avoir toutes ces choses. Mais il était plus que ça. Il a toujours semblé désintéressé par l'argent. A ma connaissance, il n'a jamais accepté aucune récompense", ajoute Richard Russell. Après l'annonce de mort de l'artiste, les hommages affluaient sur Twitter, notamment de la scène rap américaine. "Repose en paix Gil Scott-Heron. Il a influencé tout le hip-hop", a commenté le rappeur Eminem sur son compte Twitter. "RIP à un des plus grands", a dit Snoop Dogg. Des hommages provenaient également des Beasty Boys ou de P. Diddy (ex Puff Daddy). "J'espère qu'ils ont envoyé une limousine pour le conduire jusqu'à Dieu, s'il y en a un. Merci pour tout ce que tu nous as donné", a écrit un internaute, @BOTOXARTIST. (D'après agence) On peut lire le billet que j’ai consacré à Gil Scott-Heron ici. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Frisson News
RIP à un des plus grands
lundi 9 mai 2011
Faithfull à Montréal, Jus de Bocse à Ottawa
Voici mes choix pour le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM) qui se tiendra du samedi 25 juin au lundi 4 juillet 2011 prochain. S'ajouterons à ma liste quelques concerts gratuits au gré de l'inspiration du moment.C'est souvent l'endroit de belles découvertes. Le FIJM est une bête tricéphale. La partie la plus visible est le volet grand public, celui qui attirera les foules. Il fait vibrer la fibre nostaliques d'une ère dévolue : Marianne Faithfull, Peter Frampton, Robert Plant & The Band of Joy. Bah! J'avoue n'avoir pu résister à l'attrait irrésistible de Marianne! Bien que j'ai toujours cette crainte que les icônes de ma jeunesse s'autodétruisent devant mes yeux... Un deuxième volet regroupe les valeurs sûres du jazz. Tout y est pour éviter les surprises désagréables : Nikki Yanofsky et l’Orchestre Métropolitain, Diana Krall, Madeleine Peyroux, Holly Cole. Des valeurs familiales, rassurantes. Amenez-y tous vos amis sans aucune crainte. Succès assuré! Puis il y a la frange du festival qui intéresse plus particulèrement les amateurs de jazz. Les artistes émergents, avant-gardistes, inconnus du grand public pour la plupart. Le pianiste arménien Tigran Hamasyan avec son quintette, l’oudiste tunisien Anouar Brahem, le big band de Darcy James Argue de New York, les deux saxophonistes alto Bunky Green et Rudresh Mahantappa, le pianiste et violoniste français Thomas Enhco, le trompettiste français Stéphane Belmondo, le pianiste et chanteur Steve Amirault, le saxophoniste Jean-Pierre Zanella, récipiendaire du Prix Oscar-Peterson cette année. Ce troisième volet du festival, qui constitue la partie émergente du jazz, est souvent la partie congrue du FIJM. On y trouvera certes de quoi alimenter sa passion du jazz et il faut bien reconnaître ici encore une fois la qualité des concerts présentés à la salle du Gésu. Déception toutefois cette année d'apprendre par mon ami Ptilou, que si l'envie vous tiraille de voir le Jus de Bocse de Médéric Collignon, c'est au Ottawa Jazz Festival le 28 juin que ça se passe... Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. Frisson News
27 juin : Stéphane Belmondo Quartet28 juin : Tigran Hamasyan Quintet
29 juin : Darcy James Argue Big Band
1 juillet : Trio Pilc Moutin Hoenig
4 juillet : Marianne Faithfull

dimanche 20 mars 2011
Gil Scott-Heron - We Almost Lost Detroit
Cette édition printanière de la publication d'un billet commun de notre groupe de blogueurs se fait sous le thème "Jazz et Poésie". De tous les temps, la poésie a servi de véhicule pour dénoncer les travers de notre société. De Victor Hugo à Abdellatif Laâbi, plusieurs poètes et écrivains ont pris position sur des enjeux de sociétés. Ce qui a valu à certains d'entre eux la censure, la prison ou même le goulag. En raison des évènements qui ont cours au Japon, je vous propose d'écouter et surtout de lire les paroles prémonitoires de Gil Scott-Heron, célèbre pour ses chansons-poèmes. J'ai traduit la chanson en français pour vous plus bas. We Almost Lost Detroit It stands out on the highway And we almost lost Detroit Just thirty miles from Detroit The sheriff of Monroe County's got Almost lost Detroit Didn't they, didn't they decide We Almost Lost Detroit (Nous avons presque perdu Detroit, traduction libre) Elle se détache sur une autoroute Du reste, nous avons presque perdu Detroit À moins de trente miles de Detroit [Refrain] Le shérif du comté de Monroe a, [Refrain] Presque perdu Detroit cette fois-ci [Refrain] N'ont-ils pas décidé? N'ont-ils pas décidé? On attribue souvent la paternité du rap à Gil Scott-Heron. Son style de chant en "spoken word", son commentaire social collé à la réalité de la rue et sa musique influencée par le jazz et le funk en ont fait un matériau de choix pour toute une génération de rappeurs. Il est un artiste majeur de la scène afro - américaine. Son oeuvre, musicale ou écrite, reflète une volonté de dénoncer les problèmes politiques et sociaux. La chanson We Almost Lost Detroit est tirée de l'album Bridges de Gil Scott-Heron, Brian Jackson et le Midnight Band paru en 1977. La chanson reprend le titre d'un livre de John G. Fuller paru en 1975 et relatant une fusion partielle du Réacteur 1 de la Centrale nucléaire de Fermi près de Monroe au Michigan en 1966. D'où, bien entendu, le titre "Nous avons PRESQUE perdu Detroit" et aussi la référence au shérif de Monroe dans la chanson. Les opinions de Scott-Heron contre l'énergie atomique sont bien connues. La chanson a également été emblématique de l'album et des concerts No Nukes dans les années 80 pour protester contre l'énergie atomique. On peut certainement qualifier Gil Scott-Heron de poète engagé. [1] Karen Silkwood était une syndicaliste et activiste américaine qui trouva la mort dans des circonstances demeurées mystérieuses, au cours de la nuit du 13 au 14 novembre 1974 près d'Oklahoma City. Karen Silkwood travaillait à l'usine Kerr McGee près de Crescent, Oklahoma, l'un des plus grands laboratoires de traitement de l'uranium aux États-Unis. Elle avait été sérieusement contaminée par du plutonium. Elle s'apprêtait à faire des révélations à la presse sur les conditions de sécurité dans les usines qui manipulent du plutonium. Entre 1970 et 1975, il y eut 574 cas de contamination constatés à l'usine de Kerr McGee. En 1975, la Commission de l'Énergie atomique ordonna sa fermeture. En 1979, un Jury condamna le laboratoire à payer à la famille de Karen Silkwood des dommages et intérêts pour la somme colossale de dix millions de dollars. Alors? Dites-moi que vous le ne saviez pas??? Un médecin mesure le degré d'exposition aux radiations grâce à un compteur Geiger, près de la centrale nucléaire de Fukushima, Japon. Didn't all of the world know? Poursuivez la lecture des billets des autres membres du Z Band sur le thème "Jazz et Poésie" par ici. Les liens seront mis-à-jour au fur et à mesure des publications du groupe:
Flux Jazz : Michel Potage, Occupé
Ptilou’s Blog: Youn Sun Nah, "Avec le temps"
Jazzques : Nicolas Kummert, "Voices"
jazzOcentre : Bernard Lubat, "La Poïélitique"
Belette & Jazz : Steve Dalachinsky
Jazz Frisson: Gil Scott-Heron, We Almost Lost Detroit Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone.
Jazz et Poésie
Like a creature from another time
It inspires the babies' questions ("What's that?")
For their mothers as they ride
But no one stopped to think about the babies or
How they will survive
This time
How will we ever get over
Losing our minds
Lies a giant power station
It ticks each night as the city sleeps
Like a creature from another time
But no one stopped to think about the people or
How they will survive
Sure enough, disasters on his mind
But what would Karen Silkwood [1] say to you
If she was still alive
That when it comes to people's safety
Money wins out every time
That time
How could we ever get over
Cause odds are
We're gonna lose somewhere, one time
Odds are
We're gonna lose somewhere, sometime
And how would we ever get over
losing our minds (X2)
Almost lost Detroit
that time
Damn near totally destroyed
One time.
Didn't all of the world know?
Say didn't you know?
We almost lost Detroit
Semblable à une créature sortie d'un autre temps.
Les bébés posent la question : " Qu'est-ce que c'est? "
À leurs mères au volant.
Or personne ne s'est donné la peine de réfléchir à l'avenir des nouveau-nés,
Ni à comment ils pourraient survivre...
Pour cette fois-ci.
Comment allons-nous surmonter le fait
De perdre la tête?
Se trouve cette immense centrale nucléaire.
Qui fait tic tac chaque nuit pendant que la ville dort
Comme une créature d'un autre temps.
Or personne ne s'est donné la peine de réfléchir aux gens
Ni à comment ils pourraient survivre...
Évidemment, pensé aux catastrophes.
Mais qu'est-ce que Karen Silkwood [1] aurait bien pu vous dire,
Si elle était encore en vie?
Que lorsqu'il s'agit de la sécurité des gens
L'argent l'emporte à chaque fois.
Comment s'en sortir?
Parce que les chances sont
Qu'un jour, quelque part, nous perdrons.
Les chances sont
Qu'un jour, quelque part, nous perdrons.
Ils ont presque perdu Detroit cette fois-là.
Presque complètement détruite, cette fois-là.
Le monde entier ne s'en est-il pas rendu compte?
Dis-moi donc que tu ne savais pas?
Que nous avons presque perdu Detroit.


Nous avons presque perdu Detroit.
Say didn't you know?
We almost lost Detroit.
samedi 12 mars 2011
Aidez les victimes du séisme et du tsunami au Japon!
Nos pensées sont avec le peuple japonais qui se relève de cette terrible épreuve. It is the evening of the day, Compositeurs: Mick Jagger, Keith Richards, Andrew Oldham. Chanté par Marianne Faithfull. Si, comme moi, vous avez été horrifié par les images du tremblement de terre et du tsunami qui ont frappé le Japon hier, vous pouvez contribuer financièrement en donnant selon vos moyens à une organisation réputée. Je recommande une organisation globale comme la Croix-Rouge. On expliquait hier dans un reportage de France 24 comment la Croix-Rouge japonaise est particulièrement bien organisée. Au Canada, le site de la Croix-Rouge est le http://www.croixrouge.ca/ La communauté des blogueurs s'organise Voici plus bas quelques blogues amis qui affichent leur soutien au peuple japonais. Ptilou’s Blog, "Blowing With The Wind" La Croix-Rouge canadienne rapporte déjà un afflux de dons grâce à l'apport des médias sociaux. Voir l'article ici. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Frisson News
I sit and watch the children play.
Smiling faces I can see, but not for me,
I sit and watch as tears go by.
My riches can't buy ev'rything,
I want to hear the children sing.
All I hear is the sound of rain falling on the ground,
I sit and watch as tears go by.
It is the evening of the day,
I sit and watch the children play.
Doin' things I used to do they think are new.
I sit and watch as tears go by.Comment aider?

Mise-à-jour
