Nightmare d'Artie Shaw, 1938. Bonne Halloween! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. Jazz Fripon
dimanche 31 octobre 2010
Le cauchemar d'Artie Shaw
mercredi 27 octobre 2010
Mina Agossi – Just Like a Lady
Mina! Jimi! Quel frisson! Voici mon frisson de bonheur, Mina Agossi et son album Just Like a Lady. Tout comme la chanteuse Youn Sun Nah dont je vous parlais dans ce billet, Mina est une artiste atypique, en constante évolution, jamais là où on l'attend. Pour Mina Agossi, "le jazz doit bousculer les tabous et ce qui est institutionnalisé. Miles Davis, aujourd'hui, s'étonnerait s'il voyait tout le monde imiter son style!" Il y longtemps que je m'intéresse au parcours de Mina. J'en avais d'ailleurs déjà parlé dans ce billet. Pour ce nouveau disque Just Like a Lady, son neuvième, Mina Agossi a décidé de rompre avec les quinze dernières années et avec la formule voix/contrebasse/batterie qui avait fait sa réputation. Elle a voulu montrer toutes les autres facettes de sa personnalité musicale, rock, chanson, électro, sans mettre de côté le jazz. D'où l'addition du guitariste et claviériste Phil Reptil, également responsable des arrangements. Au final, des morceaux comme There's a Lull in My Life de Chet Baker, reprise avec les steel drums d'Andy Narell. Une version teintée d'humour de When The Saints Go Marching In. De jolies compositions de Mina, tel ce J'aimerais tant. Et bien entendu, une reprise de Jimi Hendrix, Burning of the Midnight Lamp, parce que Mina lui rendra hommage sur chacun de ses albums. "J'ai toujours considéré que la pop des années 70, le rock psychédélique ou le travail de Jimi, étaient du jazz: tout est cohérent" avoue Mina. Quand on a compris cela, on a un peu mieux cerné Mina. Écouter Mina, c'est comme se lancer en "base jumping": imprévisible, à couper le souffle, sauvage, libre… Mina. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. -500.jpg)
Critique CD
vendredi 15 octobre 2010
L’ovni Youn Sun Nah
Voici mon frisson de bonheur de la semaine! L'album Same Girl de la chanteuse d'origine coréenne Youn Sun Nah, que Le Monde a qualifié «d'ovni enthousiasmant dans l'univers du jazz» et que j'écoute en boucle depuis la lecture du billet de mon ami Ptilou ici. Elle vient d'ailleurs de se produire au Duc des Lombards à Paris et vous pouvez lire les commentaires de Ptilou sur son concert ici. Alors, suivez mon conseil. Captez cet ovni quand il sera à votre portée. C'est une pure merveille! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. Critique CD

samedi 9 octobre 2010
L’OFF JAZZ sort dans la rue!
Pour ouvrir en beauté sa 11e édition, L'OFF JAZZ de Montréal propose pour la première fois de son histoire une animation extérieure gratuite. Les 15 et 16 octobre, le festival investit le pôle Quartier Latin du Quartier des spectacles et présente pendant deux jours une série de concerts pour faire découvrir au plus grand nombre le jazz d'ici. Ces deux journées ne sont que le début de 9 jours de programmation aux accents jazz d'ici, regroupant 30 concerts accueillis par 8 salles propices au jazz. Au programme des activités extérieures :
Vendredi 15 octobre à 12 h – Place Pasteur: Combo jazz étudiant de l'UQAM
Vendredi 15 octobre à 15 h 30, déambulation rue St-Denis et prestation Place Pasteur: Boom Jacak
Vendredi 15 octobre à 17 h, Place Pasteur: L'Orkestre des Pas Perdus
Samedi 16 octobre à 14 h 30, déambulation rue St-Denis et prestation Place Pasteur: Grüv'N'Brass
Samedi 16 octobre à 16 h, Place Pasteur: Nozen
Le festival présente des artistes hors des sentiers battus, une joie pour les amateurs. À noter que le prix des concerts est très raisonnable. On y demande même parfois simplement une contribution volontaire!. La liste des spectacles se retrouve sous l'onglet Programmation ici.
Quelques spectacles de la riche programmation ont retenu mon attention. Ainsi jeudi le 21, le prolifique Joël Miller présentera Les voix de mon coeur, audacieux mariage de son ensemble Mandala avec le choeur féminin Concerto Della Donna dirigé par Iwan Edwards. Le festival recevra cette année la visite des Ontariens David Mott et Darren Sigesmund, ainsi que la grande pianiste américaine Myra Melford lors de trois soirées très prometteuses. Mercredi le 20, Marianne Trudel et Alexandre Grogg seront merveilleusement bien entourés dans le décor intime de la Chapelle historique du Bon-Pasteur de Montréal.
Le festival se terminera le 23 octobre au Lion d'Or avec une soirée magnifique lors de laquelle deux albums seront lancés. Tout d'abord, le batteur Karl Jannuska, immigré en France depuis quelques années, viendra nous offrir ses nouvelles compositions. Il sera en compagnie, entre autres, de la talentueuse chanteuse Sienna Dahlen. La soirée se terminera par Tremblement de fer de Pierre Labbé. Des 50 musiciens du projet original, le saxophoniste a réduit son équipe à treize musiciens exceptionnels pour cette prestation. Une oeuvre décapante et pleine de vie qui viendra clore en beauté cette 11e édition de L'OFF JAZZ de Montréal! Pour avoir assisté à de précédentes éditions de L'OFF, voir mes commentaires ici, je vous le recommande vivement! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Frisson News

mardi 17 août 2010
Chet Doxas au Diese Onze
Chet Doxas se produira au Dièse Onze à Montréal le jeudi 19 août prochain à 21 h 30 en compagnie de ses invités spéciaux. À peine âgé de trente ans, le saxophoniste, clarinettiste, compositeur et arrangeur montréalais Chet Doxas a joué sur plus de 80 CD avec divers talents d'Amérique du Nord. Chet a enregistré et composé de nombreuses bandes sonores de films tant au Canada qu'aux États-Unis et en France. Il a enregistré à maintes reprises pour les émissions Jazzbeat de la CBC ainsi que Silence, on jazze de la Société Radio–Canada et il a joué à des festivals de jazz à l'échelle du pays. Ce jeune prodige et fabuleux touche-à-tout a joué avec une multitude de musiciens de tous acabits, sur scène comme sur disque, de Dave Douglas à Oliver Jones en passant par Joe Lovano, Bill Stewart, Tim Hagans, Maria Schneider, Christine Jensen, Jason Moran, Rémi Bolduc et Steve Amirault, pour n'en nommer que quelques-uns. Son dernier album, paru plus tôt cette année chez Justin Time, s'intitule Big Sky (achetez sur iTunes). En compagnie de son frère Jim à la batterie, du contrebassiste Zack Lober et du réputé guitariste Ben Charest, avec qui Chet avait travaillé sur la bande sonore des Triplettes de Belleville, c'est un jazz cinématique qu'il nous dévoile ici. Atmosphères fluides, climat doux par moment ou passages chargés d'intentions, c'est un jazz qui donne dans l'émotion contemplative. À écouter sans faute! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Concert

Chet Doxas Big Sky
dimanche 15 août 2010
Décès la chanteuse Abbey Lincoln
Le jazz américain a perdu l'une de ses dignes représentantes, la chanteuse Abbey Lincoln. Elle s'est éteinte à New York, à l'âge de 80 ans. Dans les années 50 et 60, Abbey Lincoln avait enregistré de nombreux disques (voir les vinyles de Abbey dénichés à New York) et tourné dans plusieurs films. Elle avait trouvé un second souffle comme auteur de chansons dans les années 90 (voir ma critique de son disque Abbey sings Abbey). Abbey Lincoln, chanteuse de jazz américaine connue pour son phrasé, son émotion et son style sans concession (voir mon billet au sujet de son dernier spectacle au Festival de Jazz de Montréal), s'est éteinte samedi à New York à l'âge de 80 ans. Sa santé s'était dégradée au cours de l'année écoulée. Sa mort a été confirmée par Carol Friedman, réalisatrice et amie qui tournait un documentaire sur sa vie. Dans les années 50 et 60, Abbey Lincoln avait enregistré de nombreux disques et tourné dans plusieurs films, dont «Mon homme» avec Sydney Poitier. Elle avait trouvé un second souffle comme auteur de chansons dans les années 90. Au cours de sa longue carrière, Abbey Lincoln avait collaboré musicalement avec le batteur Max Roach, qu'elle avait épousé en 1962, avant de divorcer. Plus tard, elle devait prendre la tête des charts avec des albums comme «You Gotta Pay the Band», enregistrés avec Stan Getz, et «Devil's Got Your Tongue», dans lequel elle fustigeait certains rappeurs, humoristes ou réalisateurs qu'elle accusait de faire de l'argent sur le dénigrement de la culture noire. Abbey Lincoln, de son vrai nom Anna Marie Wooldrige, était née en 1930, au sein d'une famille modeste de 12 enfants dans le Michigan rural. Elle avait découvert très tôt la musique, apprenant toute seule à jouer du piano. Adolescente, elle avait travaillé comme employé de maison, avant d'entrer dans le circuit des clubs à Honolulu puis Los Angeles, où elle avait commencé à se produire dans les années 50. Elle s'était fait connaître par sa voix autant que sa beauté, révélant ses formes dans des robes moulantes sur les couvertures de ses premiers albums. Dans «La Blonde et moi», un film de 1956 avec Jayne Mansfield, elle apparaissait dans le même fourreau pailleté que Marylin Monroe dans «Les Hommes préfèrent les blondes». Après sa rencontre Max Roach, elle avait tourné le dos à cette image glamour et milité ardemment pour les droits civils. Elle arborait coiffure et tenues afro et avait donné à sa musique un ton plus politique. Fruit de sa collaboration avec Max Roach et Oscar Brown Jr, «We Insist! (Freedom Now Suite)» en 1960 était un plaidoyer contre le racisme. «Ce n'était pas mon rêve d'être une star, alors Max était arrivé au bon moment pour me sauver de moi-même», expliquait-elle dans un entretien à l'Associated Press en 1993. «Sinon je serais devenue alcoolique et malheureuse». Associated Press, New York. Merci, Abbey, pour le bonheur de ta musique…. Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Frisson News



mercredi 11 août 2010
Félix Stussi 5 au Parc Lafontaine
Jeudi, le 12 août 2010, à 20 h 30, le pianiste montréalais d'origine suisse Félix Stüssi présentera son nouveau CD Félix Stüssi 5 & Ray Anderson: Hieronymus (Effendi Records) lors d'un concert gratuit au Théâtre de Verdure au Parc Lafontaine de Montréal. Le disque a été enregistré en direct à Vancouver et Montréal lors de la tournée canadienne du groupe à l'été 2009. Entouré des fidèles collaborateurs, Alexandre Côté et Bruno Lamarche aux saxophones, Clinton Ryder à la contrebasse et Isaiah Ceccarelli à la batterie, Stüssi invite le public à participer à une aventure musicale épique. Lors de ce concert, ce sera Jean-Nicolas Trottier qui remplacera Ray Anderson au trombone. En juillet 2007, le groupe Félix Stüssi & Give me five avait gagné le prestigieux Grand Prix de Jazz General Motors au Festival International de Jazz de Montréal, tel que je le mentionnais dans ce billet. Un concert à ne pas manquer et un superbe disque à se procurer! Si vous lisez Jazz Frisson dans un agrégateur de nouvelles et voulez écouter tout le contenu musical que je propose, cliquez ici sur Jazz Frisson. Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone. 
Concert

