mercredi 5 mai 2010

John Zorn, Citation

Citation Frisson

Souvent c'est de la douleur que vient la plus belle musique.

John Zorn, saxophoniste et compositeur


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lundi 3 mai 2010

Charlie Christian au panthéon du rock'n'roll

Charlie Christian Benny Goodman Jazz Guitar

Vintage Frisson

Je termine cette série au sujet des guitaristes de jazz par Charlie Christian. En réalité, j'aurais dû amorcer la série avec celui-ci. En effet, Charlie Christian est considéré, à juste titre, comme l'un des précurseurs de la guitare électrique. Il a été un des premiers à utiliser la « guitare amplifiée » comme instrument solo en jazz et en blues, en particulier la Gibson ES-150. Issu d'une famille de musiciens, il débute comme contrebassiste dans l'orchestre d'Alphonso Trent en 1934. Il choisit finalement la guitare amplifiée (inventée, semble-t-il, par Eddie Durham, tromboniste dans l'orchestre de Jimmie Lunceford). Il a montré la voie à BB King et autres Jimi Hendrix. Certains le placent dans le panthéon du rock'n'roll comme précurseur de la guitare. Reconnu comme un styliste du swing en raison de son travail avec Benny Goodman, son vocabulaire musical fut étudié par les guitaristes be-bop. L'influence de Christian est notable à l'écoute des Barney Kessel, Herb Ellis, Wes Montgomery et George Benson. Plusieurs d'entre eux l'ont d'ailleurs ouvertement admis. Et quand on écoute l'enregistrement qui suit, il est étonnant d'apprendre qu'il date des années 40!



Hors de son influence sur la guitare, il a également contribué au développement du be-bop et du jazz moderne, en faisant des séances avec de futurs piliers du jazz : Thelonious Monk, Dizzy Gillespie, Kenny Clarke et Don Byas qui l'accompagnent sur le morceau que vous écoutez plus haut. C'est John Hammond, le dépisteur de nouveaux talents et producteur, qui entendit parler de Christian, possiblement par l'entremise de la pianiste Mary Lou Williams. Impressionné, Hammond organisa une rencontre avec Benny Goodman à Los Angeles au mois d'août 1939. Initialement rebuté par l'aspect négligé de Christian, Goodman fut toutefois convaincu d'emblée par son talent. Christian se produira pendant deux ans avec le Benny Goodman Sextet et les solos du guitariste seront souvent mis en évidence. La tuberculose mettra fin prématurément, à 25 ans, à une carrière qui s'annonçait très prometteuse.



J'espère que vous avez apprécié cette série sur les guitaristes de jazz!

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jeudi 29 avril 2010

Les Paul et La Buche

Vintage Frisson

Lester William Polfuss, plus connu sous le nom de Les Paul, né le 9 juin 1915 à Waukesha (Wisconsin) et mort le 13 août 2009 à White Plains (New York) d'une pneumonie, était un guitariste et inventeur américain qui a joué un rôle important dans le développement des guitares électriques à corps plein (solidbody), les techniques d'enregistrement multipiste et divers systèmes d'effets spéciaux sonores tels que les chambres d'écho et de réverbération.



Vers la fin des années 1930, Les Paul n'est pas très satisfait des guitares électriques commercialisées à cette époque. Ce sont des « guitares acoustiques électrifiées » difficiles à amplifier efficacement sans engendrer d'importants problèmes de distorsion du son et de larsen. Inventif et bricoleur, il se lance dans toutes sortes d'expérimentations pour trouver des solutions viables à l'amplification des guitares. Il avoue volontiers avoir « massacré » un grand nombre de guitares pour mener à bien ses expériences.



Paul a-t-il connaissance de la « poêle à frire » (frying pan), prototype de guitare électrique à corps plein (solidbody) pourvu d'un microphone magnétique, créé 10 ans plus tôt? C'est probable. Ce qui semble évident c'est qu'il a compris qu'une des causes majeures du larsen est due au montage du micro directement sur la caisse de résonance des guitares à caisse creuse (hollow body). En 1941, Il demande à la compagnie Epi qui produit et commercialise les guitares Epiphone d'utiliser leurs ateliers le dimanche afin de poursuivre ses expérimentations qui aboutissent à un prototype connu par la suite sous le nom de The Log (la bûche ). Cet instrument rudimentaire est conforme au concept solidbody. En fait, le corps est composé d'un simple bloc de bois de pin d'une section d'environ 4x4 pouces, « la bûche » sur lequel il fixe un manche pris sur une guitare de Jazz Gibson L5, 2 micros magnétiques, un chevalet métallique et une sorte de cordier intégrant un système pour faire varier la tension des cordes à l'aide d'un levier (principe du vibrato). Ensuite pour faire ressembler cette « drôle de chose » à une guitare, il découpe en deux la caisse d'une guitare Epiphone et fixe les deux moitiés comme des « ailes » de chaque côté de « la bûche ». Quand vers 1946 il rencontre Maurice Berlin, le président de CMI (Chicago Musical Instrument) propriétaire de la compagnie Gibson, pour étudier le potentiel commercial de son « œuvre », il lui est répondu : « It's nothing but a broomstick with a pickup on it » (Ce n'est rien d'autre qu'un manche à balai avec un micro dessus). (Infos de Wikipedia)


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lundi 26 avril 2010

Joe Pass et Virtuoso

Joe Pass Jazz Guitar

Vintage Frisson

I wanted the horse, but I got the guitar.

Joe Pass, guitariste

Joe Pass raconte qu'à 9 ans, alors qu'il voit Gene Autry à cheval avec une guitare, il aurait bien aimé recevoir un cheval en cadeau! En dépit de cette histoire qu'il aimait bien raconter aux journalistes, Joe Pass maîtrise la guitare très tôt. À l'âge de 14 ans, il joue déjà pour des mariages et des fêtes de quartier. À l'âge de 20 ans, il se rend à New York. Malheureusement, c'est à cette époque qu'il tombe dans l'engrenage de la drogue. Pendant plus de 10 ans, jusqu'au début des années 60, il reste sous l'emprise des drogues. Il est arrêté plusieurs fois avant d'être admis à Synanon, un centre de désintoxication.



Alors qu'il séjourne à Synanon, il enregistre avec un groupe composé de musiciens résidant dans ce centre. Le disque s'intitule Sounds of Synanon et quand les critiques de jazz l'entendent, ils s'extasient pour le jeu de guitare de Joe. Son séjour dans ce centre dure 3 ans à l'issue desquelles il reprend de pied ferme sa carrière musicale. À sa sortie de Synanon, il joue dans la région de Los Angeles avec les meilleurs musiciens et est engagé comme guitariste de studio. Il participe pendant plus de cinq ans à des séances d'enregistrement jusqu'au jour où Norman Granz (le producteur international de concerts de jazz) le persuade de le rejoindre et de signer pour son label Pablo. C'est à cette époque qu'il amorce sa carrière internationale.



Pour le label Pablo, Joe enregistre des albums solos (Virtuoso, for Django) et joue avec différentes formations. On le retrouve notamment au côté de Oscar Peterson, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Zoot Sims, Ella Fitzgerald. Son style de guitare est inimitable. Joe a souvent été surnommé le « Art Tatum de la guitare ». Joe Pass est décédé le 23 mai 1994 à Los Angeles, Californie. (Infos de Wikipedia)

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jeudi 22 avril 2010

Undercurrent, Bill Evans et Jim Hall

Jim Hall Jazz Guitar

Vintage Frisson

Dans mon dernier billet, j'ai fait allusion à la photographie de Toni Frissell qui orne la pochette de cet album.

Undercurrent Bill Evans Jim Hall Jazz

Undercurrent est un album du pianiste Bill Evans et du guitariste Jim Hall enregistré en 1962 et publié en 1963 par le label United Artists, puis édité par le label Blue Note. C'est le premier album en duo réunissant Bill Evans et Jim Hall. Les deux musiciens réaliseront un deuxième disque en duo, Intermodulation, enregistré en 1966 pour le label Verve. Premier enregistrement en quatre ans pour Bill Evans suite à la mort tragique du contrebassiste Scott LaFaro dans un accident d'auto, Undercurrent est à la fois introspectif et bien ancré dans un style be-bop qui swingue avec beaucoup de classe. Ballades, valses et notes d'inspiration classique font bon ménage ici.



Le guitariste Jim Hall affectionne tout particulièrement les duos. Cette même année 1962, il enregistre deux albums mythiques au sein du quartette de Sonny Rollins, l'un très avant-gardiste, The Bridge, l'autre inspiré des musiques d'Afrique et d'Amérique Latine, What's New. Il explore au cours des années soixante le free jazz et le jazz d'avant-garde aux côtés de Art Farmer, Jimmy Giuffre, Steve Swallow ou George Russell. À cette époque, Jim hall a beaucoup apporté à la guitare Jazz, faisant d'elle un instrument d'accompagnement, qui remplace le piano, donnant ainsi aux groupes un son original. Son style n'a cessé d'évoluer, laissant transparaitre à la fois sa grande connaissance de la composition classique et son goût pour la musique moderne. (Infos de Wikipedia)



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mardi 20 avril 2010

Weeki Wachee Springs

Toni Frissell Weeki Wachee Springs

Photo Frisson

Cette photographie de mode, datant de 1947, est l'oeuvre de Toni Frissell. Elle débuta comme photographe de mode après avoir été congédiée du magazine Vogue pour lequel elle écrivait les légendes de photos. Bien qu'ayant aussi photographié divers enjeux de société, elle est surtout reconnue pour ses photographies de mode qui ont souvent un côté austère. Elle fut une des premières à déplacer ses modèles du studio vers l'extérieur, en pleine nature, comme on le voit sur cette photo captée à Weeki Wachee Springs. Pour voir la photo en grand format, cliquez ici.

Maintenant, quel est le rapport avec le jazz? Cette photo fut utilisée pour la couverture d'un album de jazz très réputé. Lequel? Les amateurs peuvent répondre dans les commentaires… ou attendre le prochain billet!

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lundi 19 avril 2010

The Beach Boys, Barney Kessel et Julie London

Barney Kessell Guitare Jazz

Vintage Frisson

Après Wes Montgomery, Kenny Burrell et Grant Green, on poursuit avec le guitariste de jazz américain Barney Kessel. Qu'a en commun celui-ci avec les Beach Boys? Écoutez l'intro de la chanson Wouldn't It Be Nice de l'album Pet Sounds des Beach Boys, paru en 1966.



Dans les années 60, Kessel était considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de studio aux États-Unis (séances « pop », musiques de film…). À ce titre, il a joué sur des centaines d'albums pop de Phil Spector, des Monkees, des Beach Boys et plusieurs autres. Kessel utilisait parfois une guitare faite sur mesure, consistant essentiellement en un manche de guitare à 12 cordes rattachée à la caisse de résonance d'une mandoline. C'est l'instrument avec lequel il joue sur l'intro de Wouldn't It Be Nice.



Wikipedia nous apprend que Barney Kessel s'achète sa première guitare à 12 ans et apprend l'instrument en autodidacte. La principale source d'inspiration du jeune musicien est le guitariste Charlie Christian. En 1943, il est membre de l'orchestre, dirigé par Ben Pollack, qui accompagne le spectacle de Chico Marx. Kessel se produit avec de nombreux musiciens de jazz et commence à se faire une solide réputation. Il fait partie des big bang de Charlie Barnet (1944-1945) et Artie Shaw (1945) tout en continuant une abondante carrière en studio.



En 1947, Kessel rejoint la troupe du J.A.T.P. de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l'enregistrement du fameux Relaxin' at Camarillo. En 1952-1953, il accomplit une longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar Peterson. Sous le nom des Poll Winners (trio réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès. Au cours des années 70 et 80, Barney Kessel, Charlie Byrd et Herb Ellis forment un groupe, The Great Guitars, qui joue les grands standards de jazz. Kessel dit à son auditoire qu'il veut " Vous montrer la guitare sous toutes ses formes pour vous épater".



Catalogué un peu hâtivement comme étant un guitariste be-bop, Barney Kessel est capable de s'adapter à tous les styles. On peut l'entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong, Nat King Cole, Coleman Hawkins, Roy Eldridge, Lionel Hampton, Ben Webster, Woody Herman, Ben Webster, George Benson et même Ornette Coleman. Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l'entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Anita O'Day et Julie London (c'est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière, Cry me a river).



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