mercredi 19 septembre 2007

La musique par abonnement sauvera-t-elle l’industrie du disque?

Rick Rubin

Frisson News

«Vous paierez 19,95$ par mois et la musique ira où vous voudrez qu'elle aille. Dans ce nouveau monde existera une librairie virtuelle à laquelle tous auront accès, peu importe leurs outils de lecture (voiture, téléphone portable, télévision, ordinateur personnel ou chaîne stéréo). Aujourd'hui, je veux écouter Simon & Garfunkel? Les voici! Ce service comportera non seulement des produits finis mais aussi des maquettes, enregistrements de concert, enfin tout ce que les artistes voudront y mettre. Ainsi, l'industrie de la musique pourra atteindre 10 fois la taille qu'elle a aujourd'hui.»

«Si elles n'y arrivent pas rapidement, l'industrie s'écroulera bientôt. Les entreprises de la nouvelle économie, Microsoft par exemple, attendent que la music business se réveille... ou qu'elle coule pour la racheter à un prix ridiculement bas», pense Rick Rubin, producteur et réalisateur (the Dixie Chicks, Slayer, Red Hot Chili Peppers, Neil Diamond).

Lire l'article d'Alain Brunet dans La Presse.

Lire l'entrevue de Lynn Hirschberg du N.Y.Times avec Rick Rubin.


Un billet de Jazz Frisson, votre blogue de jazz francophone.

3 commentaires:

Jazz Chroniques et coups de coeur a dit...

Hummm, je n’y crois pas trop !
Les tentatives de taxes sur les forfaits internet, précédemment proposées, visant à proposer un accès illimité au téléchargement quel qu’il soit ne l’ont pas emportées !
Moi j’aurai été partant, même avec un surplus de 30 € par mois !
Malheureusement, la gestion des droits d’auteurs se révélait impossible à mon sens, puisqu’il était proposé que ce téléchargement instaure le P2P par exemple. Tu imagines qu’il est effectivement irréalisable d’établir un référencement de tous les morceaux qui sont téléchargés, qui en est l’auteur, qui l’interprète, sans compter les faux tags…
Si toutes les majors se mettent ensemble pour construire une librairie virtuelle, oui, mais ca reste assez utopique…
Microsoft rêve un peux trop à l’heure d’aujourd’hui bien que cette idée est loin d’être stupide !
Il est sur que l’heure est au test, via dans un premier temps, la mise en ligne des catalogues sans DRM pour des essais de 6 mois, afin de déterminer si l’impact sur le téléchargement illégal est significatif mais je n’y crois pas.
Les internautes très souvent, viennent cautionner ces téléchargements frauduleux, en expliquant que le cout d’un CD en est la cause. Quelle hypocrisie !
Tant qu’un internaute pourra, via un clic de mulot, rapatrier un fichier chez lui, il est évidemment que le partage illégal existera. Car finalement, c’est comme placer une corbeille remplis de billets de 100 $ dans une petite ruelle. Quiconque passera devant se servira….
Autant aller s’inscrire dans des bibliothèques locales, moyennant une inscription annuelle pour une somme modique, on a accès à un catalogue parfois riche avec des nouveautés abondantes.
A partir de là, la copie privée est légale, d’autant d’une partie de la souscription forfaitaire est reversée à la Sacem et donc aux ayants droits !
C’est la solution la plus intelligente !
Malgrès tous, des sites comme emusic, propose des forfaits très intéressant !
Perso, j’ai un forfait de 20 € par mois qui me donne accès à 75 morceaux en téléchargement.
En matière de Jazz et pour faire une moyenne, ca fait entre 7 et 10 CD, c’est quand même vachement intéressant !
Faudrait arrêter de se plaindre et commencer à regarder ce qui est proposé ! C’est sur, on n’est pas au top de la qualité niveau bitrate avec une absence de covers mais bon, on ne peut pas tout avoir !
Les choses sont en train de bouger, laissons venir…
En tout les cas, me concernant, ca me va très bien !

Z

Jazz Chroniques et coups de coeur a dit...

Finalement, pour résumer, et après une réflexion personnelle :
Internet a fait naitre la communication virtuelle, celle qui permet à la planète de se relier, en créant des communautés, comme aller sur un tchat par exemple. La notion de partage a toujours été là, avant, tu passais chez un ami, il te prêtait un CD et tu en faisais la copie.
Aujourd’hui, internet est devenu une communauté mondiale où tout le monde partage tout car la toile en offre la possibilité. Les emails, le dialogue sur msn permet aussi un échange de fichier…
Oui, l’industrie du disque à du souci à se faire ! Il va donc falloir, effectivement, inventer une nouvelle industrie musicale…

Jean Francois a dit...

Salut Z,

Je suis en fait généralement du même avis que toi. D'ailleurs, ceux qui lisent l'anglais devraient jeter un oeil sur l'entrevue de Rick Rubin par le N.Y Times.

Rubin ne se prive pas pour remettre les cies de disques à leur place et montrer que leur modèle d'affaire est périmé. Dans leur forme actuelle et à moins d'un changement radical, elles sont vouées à l'extinction.

D'ailleurs, les plus futés ont déjà anticipé le changement et s'y sont déjà adapté, comme par exemple la chef d'orchestre Maria Schneider et son Jazz Orchestra qui offre aux internautes de participer à la création de son nouvel album sur son site web. Voilà une artiste qui engage une réelle communication avec son public!

Le Web regorge de possibilités! Talent, imagination et utilisation des potentialités du web assureront la pérennité des artistes. Pas les DRM, qui sont simplement un cadenas proposés par Microsoft ou Apple pour tenter de contrôler un marché.

De toute façon, ceci ne fonctionne plus, on l'a bien constaté avec le iPhone qui fut débloqué en moins de quelques semaines par un jeune crack.

Maintenant que toute la communauté est reliée, les grands auraient tôt fait de créer les produits qui répondent à nos besoins avant que les artisans le fassent eux-même et créent dans la foulée d'autres mini-empires à la YouTube, eMusic et cie. Ce qui finalement n'est pas une si mauvaise chose.